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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:36
Govin, William et Mani au centre Amar Seva Sangam

Govin, William et Mani au centre Amar Seva Sangam

Bonjour, 
 
Lors de notre mission en Inde en Janvier/février 2017 nous avons réalisé un film/documentaire de 52mns dont voici le teaser.
 
Le documentaire présente notre mission à travers le témoignage des bénévoles qui nous ont accompagnés et les résidents en situation de handicap du centre dans lequel nous intervenons.
 
Notre documentaire a été réalisé par un professionnel, William JUIN. 
La qualité du teaser est la même que pour le documentaire. 
Le teaser est accessible via son compte Vimeo.
 

Voici le lien pour le découvrir : 

 
 
Nous aimerions pouvoir présenter notre documentaire dans différents lieux publics mais également dans les écoles, les collèges et les lycées afin d'échanger sur la différence qu'elle soit culturelle et/ou physique.
 
Alors si vous avez des contacts et suggestions, vous pouvez nous contacter : 
lesenfantspapillons@gmail.com
 
Notre prochaine projection est prévue le 29 juin au Bar/resto Concert l'Alternateur à Niort.
 
Très bonne journée 
 
 
Karine PIGEAU
Présidente de l'association Les enfants papillons
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 08:30
Justine, son immersion solidaire retour sur son expérience Inde 2017

 

Avant mon départ, je n'osais pas trop me projeter. Je

savais que j'allais découvrir un pays de milles

couleurs, une culture à l'opposé de la mienne mais je

n'avais aucunes idées réelle de ce que j'allais vivre et

je crois que je ne voulais pas vraiment savoir. Tout ce

que je souhaitais c’était partir, découvrir le centre et

me faire ma propre idée des choses. Je pensais aussi

un peu égoïstement que ce voyage qui avait pour but

de venir en aide aux autres m'aiderait moi aussi à

répondre à des questions personnelles et

professionnelles.

Nous y voilà, depuis 4 mois je compte les jours, je

compte vraiment ! Après un long voyage, je sors de

l’aéroport et la, la chaleur, le monde, mon visage qui

se fige. C'est le premier souvenir que j'ai de mon

arrivée en Inde. Nous partons tous ensemble pour

l’hôtel et le silence s’installe très vite dans le taxi,

nous prenons tout de plein fouet ! Il est difficile de

décrire cette ambiance, ce bruit, ce mouvement

perpétuel qui va être l'essence de notre voyage. Et

puis ces images dur et chaleureuse à la fois,

BOMBAY, nous sommes à BOMBAY ! Je me souviens

avoir été secouée. Aucune partie du décor que

j'entrevois ne me parait apaisant, tout est

bouillonnant, colorés, vif, énergique. Mais nous

n'avions pas le temps de se poser la moindre

questions pour l'instant, nous rencontrons l'équipe

tout droit venue du centre Amar Seva Sangam avec

qui nous allons courir le lendemain. Deepak et les

autres nous racontent brièvement leur parcours (tous

des jeunes adultes handicapés physique), ils nous

accueillent, nous encouragent, ce sont les premiers

vrais sourires, le premier moment de partage de notre

voyage ! Et puis nous y sommes, le marathon de

Bombay ! Les rues sont noires de monde, on suit le

mouvement, physiquement nous sommes épuisés

mais nous n'avions pas asser d'yeux pour tout voir,

tout percevoir tellement l'événement était intense et

coloré. Nous faisons notre maximum pour représenter

le centre que nous ne connaissons d'ailleurs pas

encore !

Notre périple continu, nous partons pour CHENNAI,

nous découvrons la ville, le temple. Je commence à

réaliser que les gens me regardent, beaucoup. Je suis

très blanche, blonde, à l'opposé des femmes d'ici. Les

gens nous demandent s'il peuvent prendre des photos

avec nous, comme ci prendre un selfie avec des

blancs était une chose rare.

Et cette nourriture que j'avais largement sous estimée,

tellement épicée que je n'ai pas plaisir à manger et ça,

ça joue sur le moral hein !

Et puis c'est le départ pour TENKASI, en train, de

nuit ! Dépaysement total ! Ce moment du voyage fut

un déclic pour moi puisque c'est à cet instant que j'ai

compris que ça devenait difficile, que je perdais mes

repères et qu'il fallait que je puise autour de moi pour

dépasser ça. Et autour de moi, il y avait le groupe, les

autres bénévoles !

Nous arrivons au centre, Amar Seva Sangam ! La

campagne du TAMIL NADU, le calme ! Karine est

comme chez elle ici, nous sommes donc accueilli

avec une générosité immense. L'organisation de ce

centre, les équipes éducatives et soignantes, tout ça

impose un profond respect. Je me demande comment

je vais pouvoir trouver ma place au milieu de ce

fonctionnement si unique ? Une école spéciale (qui

accueille les enfants handicapés), les ateliers, l'école

normale, le Home Children (cet endroit ou se dirigent

les enfants après l'école pour faire leur devoirs),

l’Hôtel des filles puis celui des garçons, il y a de quoi

être perdue. Et c'est ce qui m'est arrivée, j'ai pris plus

de temps que les autres. Pour découvrir les enfants,

les adultes, leur mode d'échange, la façon dont mes

codes à moi pourraient être transposés ici, alors

j'observe. J'ai eu besoin d'être plus en retrait mais

sans pour autant laisser passer ma chance de puiser

de chacune de mes rencontres.

Nous avons vite pris nos habitudes au centre, l'arrivée

des enfants le matin, le trajet en bus pour aller

chercher les autres, les répétitions de danse à l'école

spéciale, le moment de détente en fin de journée au

Home Children, tout ces moments nous aident à

comprendre cette culture, ces codes si différents des

notre. On se lève le matin en sachant à chaque fois

qu'une belle journée nous attends et ça, c'est toute la

richesse de l'Inde.

Nous ne perdions pas pour autant de vu notre objectif,

les fonds récoltés par l'association ont permis

d'améliorer par petites touches le quotidien de

certains résidents du centre. Par le biais d'achat de

matériel médical ou de fourniture en tout genre. Aussi

difficile soit l'intégration pour moi, cela m'a aidé à me

rappeler pourquoi j'étais là et pourquoi cette mission

m'avait tant intéressée.

Je savais que le départ approchait mais c'est

réellement quand ce moment est arrivé que je me suis

rendu compte que j'avais développé des relations

particulières avec certains enfants ou avec certains

membres des équipes. Je me souviens de mon

dernier jour au centre, des émotions en cascade, une

journée teintée de « dernière fois ». Le dernier trajet

en bus avec le petit Suhail qui s'endort sur mon

épaule, la dernière discussion en langue des signes

avec Arrul Mary, cette jeune fille qui s'occupe des

enfants au quotidien et puis surtout ces derniers

moments à airé dans le centre à la rencontre d'un

sourire, à répondre pour la énième fois à la grande

question qui taraude tout le monde à Amar Seva

Sangam : « Saptach ? » ( en français, est-ce que tu

as mangé?)

A ce moment, je réalise que je n'ai aucune envie de

partir, vraiment aucune. Et que donc je suis intégrée,

au sein de cette culture qui m'a chamboulée,

perturbée, modifiée... je me suis rendu compte que

j'avais eu besoin d'être bousculée pour profiter

pleinement de ce pays et d'y être heureuse !

Le retour en France a donc été difficile, fatiguant,

comme ci d'un coup tout ce qui m'entourait était fade.

Les premiers jours, je me demandais sans cesse

quelle heure il était en Inde, que pouvaient-ils bien

faire en ce moment au centre ? Et puis finalement, le

quotidien reprend le dessus, notre routine s'installe à

nouveau mais je me replonge encore régulièrement

dans mes photos, dans l'espoir de sentir à nouveau

ces émotions en montagnes russes qui m'ont

traversées pendant ce voyage. Mais tout ça était trop

unique, j'ai besoin d'y retourner !

Je suis parfaitement consciente de la chance que j'ai

eu de pouvoir vivre cette expérience, je ne remercierai

jamais assez Karine d'avoir eu la générosité de bien

vouloir partager tout ça avec nous.

Si j'avais un conseil à donner aux prochains

bénévoles, je leur dirais de bien ouvrir les yeux. L'Inde

est belle, colorée, vive et souriante. Pour bien

percevoir tout ça, il faut être prêt !

Désormais, j'ai hâte de revoir mes amis bénévoles. Je

n'arrive pas vraiment à parler de ce périple, je ne sais

pas par ou commencer. Je sais qu'ils peuvent me

comprendre. Sans eux, l'expérience n'aurait pas été la

même. C'est ça la clé, les autres !

Justine

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 12:08
De retour en France, témoignage de Gégé sur son immersion solidaire en Inde

Petit retour sur ces 3 semaines passées au centre Amar Seva Sangam.

On peut aller en Inde pour plein de raisons : pour découvrir une nouvelle culture, une nouvelle cuisine, une nouvelle façon de vivre ou autres.

En ce qui me concerne, c’est un peu de tout ça. Mais je voulais surtout passer du temps à faire quelque chose de concret et les Enfants Papillons m’en ont donné la possibilité au-delà toutes mes espérances.

En arrivant à Mumbai, j’ai été frappé par plusieurs choses : le bruit assourdissant, les odeurs bonnes ou mauvaises, et la foule (les indiens sont vraiment très nombreux J)

Là je me suis dit que j’étais vraiment ailleurs.

Après ces deux jours passés à Mumbai, j’ai découvert le centre où nous allions donc passer trois semaines. Ces 3 semaines, je les abordais avec quelques inquiétudes. Comment j’allais trouver ma place, comme j’allais être perçu par les enfants et les gens du centre. Qu’est-ce que j’allais pouvoir leur apporter. Plein de choses m’interpellaient, me désorientaient et même me choquaient parfois. J’étais surpris de voir l’organisation générale du centre, malgré les énormes difficultés quotidiennes : l’hygiène en est une avec des toilettes non adaptées au handicap, les déplacements longs pour des enfants en déambulateur, ou à mobilité réduite, des journées très longues, (en effet, les enfants se lèvent dès 5 Heures le matin) et bien d’autres.

Et puis tout doucement, tout s’est mis en place. Le contact avec les enfants s’est établi tranquillement, pas par de grands discours, mon tamoul étant limité, mais par des regards, des gestes, des jeux, des dessins ou même des petites chansons.

Le contact avec le personnel aussi en échangeant un petit peu en anglais, quelques mots en tamoul, et beaucoup d’échanges avec les mains, les gestes et les sourires, et en participant à leur travail avec les enfants.

Je ne sais pas si les enfants attendaient quelque chose de nous, mais tous les jours au milieu d’eux et du personnel, les voir jouer, rire, apprendre, prier, et pour beaucoup faire tant d’efforts ne serait-ce que pour se déplacer, j’en prenais plein la tête.

Au début, j’avais toujours cette question dans le coin de ma tête « que vont-ils devenir lorsqu’ils seront adultes », mais j’ai très vite balayé cette idée, en me disant que si je devais faire quelque chose pour eux, c’était maintenant.

Je garde une pensée particulière pour le home children et l’école spéciale. Ces enfants je les vois tous les jours dans mes pensées, ils m’ont marqué à jamais. Je vois leur visage, leur sourire, leur regard plein de malices. Je vois aussi le visage de Pooma, cette jeune fille de 18 ans qui s’occupe d’eux à plein temps, ainsi que son assistante toujours bienveillante. Ces enfants dorment, mangent, vont à l’école, jouent ensemble, s’entraident, ils forment une vraie famille.

J’ai ressenti mon départ comme un abandon. J’aurais pu faire plus ou différemment, mais en réfléchissant, je me dis que ce n’est qu’un début.

En tous cas, un grand bravo à Karine pour ses actions avec les Enfants Papillons, qui ont toute leur place là-bas, car pour les enfants et les personnes du centre, il suffit de les voir avec toi pour comprendre que tu fais partie de leur famille.

Personnellement, merci Karine de m’avoir accepté dans cette mission. J’ai rencontré de très belles personnes que ce soit au centre ou dans l’équipe de bénévoles. Ces trois semaines sont passées trop vite, je rentre en France un peu démuni, avec un peu de mal à revenir dans la réalité, mais tellement plus riche et avec la certitude d’y retourner bientôt.

Gégé

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:22
Assemblée générale
Bonjour, 
 
Voici venir l'heure de la traditionnelle AG!!!
Au vu d'un planning associatif un peu chargé qui redémarre ou continue sur les chapeaux de roues et de mon planning professionnel je ne peux pas vous proposer plusieurs dates et ne peux pas non plus vous donner cette date dans les délais légaux...
 
Je m'en excuse par avance et vous propose donc une AG le mercredi 5 avril à 18h00 au siège de l'association : 9 rue Perrière à NIORT.
 
A cette occasion nous ferons le bilan financier, nous vous présenterons les projets pour 2018 et la nouvelle mission pour le Maroc et ferons un bilan des actions menées en Inde en 2017.
 
Pour assister à l'AG il faut être adhérent ou le devenir à cette occasion.
 
Si vous n'êtes pas disponible mais que vous voulez adhérer pour 2017, vous pouvez envoyer votre chèque à l'Association Les enfants papillons
9 rue Perrière, 79000 NIORT.
 
L'adhésion est de 20 euros par an et par personne. 
Pour des sommes plus importantes l'association peut vous donner un reçu fiscal vous permettant de bénéficier d'un crédit d'impôt. Il vous suffit de nous le préciser et de nous donner votre adresse mail.
 
Le blog est très régulièrement mis à jour, je vous invite à le consulter et SURTOUT à vous y abonner afin d'être informé quand un nouvel article est publié et plus il y a d'abonné plus le blog est mis en avant.
 
Merci de me dire si vous serez présent lors de cette AG dés que possible.
 
Je vous souhaite une très belle journée, 
 
Humanitairement vôtre,
 
Karine PIGEAU
Présidente Les enfants papillons
lesenfantspapillons@gmail.com
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 12:26
De retour en France, témoignage de Lina sur son immersion solidaire avec Les Enfants papillons en Inde

 

Me voici maintenant physiquement de retour en France depuis plus de trois semaines.

Physiquement, car mes pensées s'envolent souvent vers le Centre Amar Seva Sangam. Que font les enfants

en ce moment ? C'est maintenant l'heure du repas et bientôt l'heure du bus ...

 

Il me faudra certainement un peu de temps pour reprendre à plein temps ma vie et mes préoccupations

d'européenne. Quelque chose a changé en moi (bien que je ne puisse pour le moment vraiment l'identifier) et

c'est certainement ce que je recherchais.

 

L'arrivée à Mumbai a été violente : la misère, le bruit incessant, une circulation incroyable, une multitude

de déchets, la pollution.

 

J'ai été surprise par les déchets qui jonchaient les rues et les courts d'eau. Mais après réflexion, je pense que la

protection de l'environnement est une préoccupation de "riche". Qui suis-je pour juger ?

 

Perception totalement différente à l'arrivée au centre : une sensation de quiétude par rapport à Mumbai. C'est tout

d'abord l'étonnement qui m'assaille : la taille du centre m'étonne. Je l'imaginais beaucoup plus petit.

 

Un monde à part au fin fond de l'Inde. Fragile cocon où des enfants et des adultes handicapés sont accueillis,

soignés, éduqués et pour certains, apprennent un métier.

 

Et avoir accès à l'éducation, apprendre un métier en Inde implique, pour une personne handicapée (quand cela

est physiquement possible bien sûr) de pouvoir nourrir sa famille, de pouvoir se marier. D'accéder à une vie sociale.

De vivre tout simplement.

 

Comment imaginer, nous qui bénéficions d'un système de santé, que seules la générosité et l'implication de certains

permettent la prise en charge de dizaines de personnes handicapées physique ou moteur, les deux parfois.

 

Je salue Karine et l'Association d'avoir permis, cette fois encore, à des hommes et à des femmes d'accéder à

une vie meilleure.

 

J'ai en tête l'exemple de ce jeune adulte, handicapé à vie, à qui le centre a permis d'apprendre la couture et pour

lequel l'Association à financer l'achat d'une machine à coudre. Cet homme pourra à court terme quitter le centre,

retourner auprès des siens, faire vivre sa famille de son travail.

 

Les enfants sont accueillis gratuitement au centre (mais les places sont limitées) jusqu'à leur majorité. Mais que

deviendront-ils ensuite ? Beaucoup de familles n'ont pas les moyens financiers de payer le coût de l'hébergement

au centre et une personne handicapée a besoin de soin et matériel adapté.

 

Je pense souvent à cette petite fille d'environ 12 ans, paraplégique qui, après la toilette du matin, allait vider son

seau d'eau, seule, tant bien que mal, le poussant tout en rampant. Je la croisais tous les matins. Elle m'a toujours

accueillie avec un grand sourire. Que deviendra-t-elle dans quelques années ?

 

De même que tous ces enfants, se déplaçant en déambulateur, parcourant les 300 mètres qui séparent la cantine

de la salle de classe. Combien de fois ai-je eu envie de les prendre dans mes bras et de les porter pour adoucir ce

parcours si anodin pour moi mais oh combien difficile pour eux !

 

Quelle leçon de vie donnée par ces enfants, par ces adultes qui parfois, pour certains, ont tout perdu l'espace d'un

instant.

 

Je pense à cet homme gentil et toujours souriant, ingénieur autrefois. Un stupide accident et tout bascule. Plus de

mobilité, plus de travail et pas de famille. Il peut aujourd'hui rester au centre grâce à quelques amis qui financent

son hébergement et au travail qu'il accomplit.

 

Jamais je n'ai entendu de plainte, que ce soit de la part d'un enfant ou d'un adulte. Pourtant, bien que le centre soit

une chance, la vie n'y est pas simple tous les jours. Les personnes en fauteuil roulant souffrent d'escarres, certaines

pathologies évoluent avec le temps, faute de soins appropriés.

 

Je salue l'initiative récente du centre qui tente de mettre en place un réseau de kinésithérapeutes qui se déplacent

dans les villages pour recenser et aider les personnes handicapées au sein de leur famille. C'est un travail de titan

qui ne pourra fonctionner que grâce à la générosité de chacun.

 

J'ai été touchée par le sourire sincère de ces gens, par leur attention à notre égard. J'ai aimé leur humilité, leur

gentillesse sans contre-partie.

 

J'aurais aimé pouvoir communiquer davantage. Certaines personnes parlaient anglais mais un anglais "indien"

que j'avais beaucoup de mal à comprendre. Je me sens quelque peu frustrée de n'avoir pas su dialoguer davantage

avec les adultes J'aurais aimé mieux les connaître.

 

Merci Karine de m'avoir permis de vivre cette expérience humaine si riche. J'honore tes certitudes et ton implication.

 

Ma contribution sur place a été bien minime. J'aurais aimé offrir davantage. J'ai beaucoup reçu et si peu donné.

 

Tu as su nous guider tout en nous laissant libre de nos choix.

 

Varen

 

Lina

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 08:20
De retour en France, témoignage de Greg sur son immersion solidaire en Inde

Je souhaitais partir en mission humanitaire depuis plusieurs années afin de donner de mon temps pour aider des personnes avec mes moyens disponibles et possibles et aussi pour vivre une aventure humaine extraordinaire. J'avais regardé un bon nombre de vidéos de l'Inde et j'avais visionné celle du centre, donc j'avais déjà une petite idée des lieus. Après, je ne pouvais pas imaginer une telle atmosphère en ville (le nombre de personnes, la vie aussi vivante, les coutumes, les vêtements, le bruit des klaxons etc...).

Au centre, ma première impression a été la gentillesse des gens et leur sourire. Ce sont des moments magiques. On a directement été dans le bain avec la cérémonie lors de notre arrivée et c'était très agréable car il y avait beaucoup d'enfants et aussi beaucoup d'adultes qui étaient heureux de nous accueillir et de partager avec nous ces premiers moments.

 

La vie au centre pendant ces 5 semaines a été extraordinaire grâce aux enfants qui donnent le plein d'énergie pour la journée et qui étaient tous absolument "géniaux" et aussi grâce à tous les adultes présent sur le site comme Deepak qui a été d'un accueil et d'une gentillesse incroyable, le personnel de cantine (Mamy est fantastique), l'intendance au Guesthouse et tous les autres bien sur....Les voir "tous" tous les jours étaient "top" pour moi.

 

Après 5 semaines, j'ai du partir et dire au revoir à tout le monde et ce fut un moment pour moi difficile. J'ai fait le tour du centre et après autant de temps avec eux, j'étais vraiment triste car les enfants et les adultes là-bas m'ont tellement donnés et apportés.

 

Mon retour en France s'est mieux passé que je ne l'imaginais car j'ai de suite repris mes activités et beaucoup de gens étaient proches de moi. J'avais quand même l'impression d'être encore en Inde une semaine après et ce voyage a aussi été épuisant émotionnellement et physiquement donc j'étais quand même un peu fatigué.

Aujourd'hui, j'ai repris mes repères, je me suis reposé entre 2 cours d'Aïkido et j'ai de l'énergie grâce au voyage pendant surement plusieurs mois.

 

Niveau changement, j'ai l'impression d'être plus zen et je prends les choses très simplement et j' essaie d'être positif et garder les ondes positives du voyage le plus longtemps possible. Ce séjour m'a aussi fait prendre conscience des métiers possibles que je voulaient exercer dans ma vie.

 

Enfin, ce voyage m'a permis aussi de rencontrer des personnes très sympas comme Dig, Victor, les canadiennes et la team avec qui j'ai eu des moments fantastiques et bien sur, ce voyage m'a permis de découvrir l'Inde, sa langue dans le sud (le Tamil), ses habitants, sa culture, ses paysages, sa nourriture...

 

Vive le Amar Seva Sangam Center...!!!

Greg

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 09:00
Christine
Christine
Christine

Christine

 

Avant le départ, je n’avais pas spécialement de craintes par rapport à cette mission en Inde, peut-être venant du fait que j’avais déjà participé à une mission au Maroc l’an passé.

A l’arrivée à Mumbai, j’étais complètement étourdie par le tumulte ambiant, la foule, les klaxons et le bruit assourdissant… Nous avons pris le taxi pour rejoindre notre hôtel et les images défilaient tellement à l’opposé de ce que nous avons l’habitude de voir que le choc a été un peu rude ! Mais très vite, j’ai oublié tout ça.

D’abord, ce premier week-end sur Mumbai avec la participation au Marathon avec toutes ces personnes en fauteuil roulant qui éprouvaient un tel plaisir à être là, parmi ces presque 50 000 participants, avec cette foule qui nous applaudissait à notre passage, cette animation partout sur les trottoirs le long de notre passage, je n’avais jamais vécu un tel événement.

Puis après un long périple, vol intérieur de MUMBAI à CHENNAI, voyage en train de nuit de CHENNAI à TENKASI, (super expérience), j’étais bien contente de trouver le «quasi calme » de la campagne du TAMIL NADU et impatiente de me retrouver au centre AMAR SEVA SANGAM et de découvrir ce qui nous attendait.

A notre arrivée en début de journée, Karine nous a fait faire le tour de tout le centre avec l’Ecole Spéciale, le Home Children, l’Hôtel des filles, l’Hôpital des garçons, le réfectoire, l’atelier couture, les salles de formation à la dactylographie, et l’ensemble des services administratifs.

La première journée, je me disais « comment vais-je faire pour ne pas donner l’impression aussi bien aux éducatrices qu’à toutes les encadrantes que je suis là pour m’immiscer dans leur fonctionnement habituel et qu’elles se sentent gênées de ma présence ». Petit à petit, j’ai participé à leurs tâches quotidiennes et les ai aidées dans tout ce qu’elles font, aussi bien dès le matin pour la toilette des enfants, que participer au ramassage des enfants avec le bus, qu’aider les éducatrices dans leurs différentes classes, participer aux cours de danses pour la préparation de manifestations particulières au cours de notre séjour. Et peu à peu, la relation s’est construite avec des conversations à base d’anglais, quelques mots de tamoul et beaucoup de gestes. Enfin, lorsque l’on se quitte, que l’on embrasse affectueusement ces personnes et qu’elles sont aussi émues que vous de votre départ, j’ai l’impression d’avoir réussi à gagner leur confiance.

Ce qui est le plus dur est de voir tous ces enfants en situation de handicap, et le fait de se dire que de toute façon, on ne pourra pas changer les choses d’un coup de baguette magique. Il faut faire un travail sur soi-même et se concentrer sur leur bonheur immédiat. Je pense avoir réussi en faisant différentes petites choses comme de l’origami, du coloriage, du collage, divers jeux et aussi des chansons à gestes, ce qu’ils adorent. Dommage que leur programme de la journée est tellement lourd, qu’ils ont peu de temps consacré à la détente et aux jeux. Mais en tous les cas, lorsque l’on voit ces sourires et ces visages éclairés, on sait qu’ils sont heureux de vous voir et ça c’est le bonheur !

Lorsqu’après la détente, à 18 Heures, les bénévoles, nous devions partir car les enfants faisaient ensuite la prière pendant une demi-heure, un soir, les petites ne voulaient pas que parte et ont insisté pour que je reste avec elles, je suis donc restée assise avec tous ces enfants à les écouter prier, et j’ai pu voir leur sourire, là j’ai compris que j’avais certainement atteint mon but, qui était de créer du bonheur parmi ces enfants.

J'ai aussi passé beaucoup de temps avec Pooma, au dortoir de l’école spéciale, où j’allais dès le matin à 6 H 30, pour commencer la journée avec tous ces enfants qui souffrent d’un handicap mental et qui étaient tellement heureux de nous voir arriver le matin pour la toilette. Normalement, beaucoup se débrouillent tout seul, mais là, ils avaient envie de se faire dorloter pour se faire laver les dents, pour prendre la douche, pour qu’on les frotte. Mais tout ça à l’insu de Pooma car si elle les voyait faire, elle les grondait un peu, mais je crois que les enfants adoraient notre côté affectif, qu’ils n’ont malheureusement pas habituellement, et c’est logique car seule pour s’occuper de 20 enfants, ce n’est pas simple non plus.

En résumé, le courant est très bien passé avec l’ensemble des bénévoles présents sur cette mission, ce qui n’était pas gagné d’avance car nous ne nous connaissions absolument pas, mais ça a été une très belle expérience.

Pour finir, il est difficile de vous faire comprendre la différence de ressenti entre notre arrivée en Inde et notre retour, avec tout ce que nous avons vécu pendant trois semaines. En tous les cas, je suis parvenue à faire abstraction de nos conditions de vie là-bas (Salle de bain sur le palier, douche au seau, alimentation très très épicée du matin au soir…), pour vivre pleinement cette expérience avec tous ces enfants qui sont tellement attachants. Depuis mon retour, je ne passe pas une journée sans imaginer ce qu’ils sont en train de faire, sans regarder les nombreuses photos prises lors de notre séjour. J’ai bien mis une semaine à revenir à notre réalité occidentale…

Ma chance est aussi d’avoir vécu cette mission en couple, avec mon mari, et de pouvoir échanger longuement sur notre expérience commune, de partager nos avis et de n’avoir qu’une envie, c’est de retourner au centre AMAR SEVA SANGAM et de retrouver tous ces enfants !

Et un grand MERCI à Karine pour m’avoir permis de vivre une telle expérience, ce qui n’a fait que renforcer ma volonté de continuer à œuvrer dans des actions telles que celle-ci !

CHRISTINE INDE 2017

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:10
Première projection de notre documentaire le dimanche 2 avril à 10h30 à Magné

Information très importante!!!

Lors de son forum annuel, "Voyager autrement " l'association Aventure du Bout du Monde vous propose de découvrir les expériences de plusieurs voyageurs.

Ce forum se déroulera le weekend du 1 et 2 avril 2017 à la salle polyvalente de Magné.

L'association nous donne l'opportunité de présenter notre documentaire.

La projection aura lieu le dimanche matin à 10h30 mais n'hésitez pas à venir découvrir ces expériences humaines dés le samedi. Vous trouverez toutes les informations sur l'affiche.

Pour ceux qui ne pourrons pas assister à notre première projection nous en programmerons d'autres ultérieurement courant 2017.

Alors si vous souhaitez rencontrer les enfants du centre, les résidents, découvrir le témoignage des bénévoles, savoir comment tout a commencé, le travail sur place et à quoi ressemble une immersion solidaire... partagez l'information et venez nous voir!

Le documentaire a été réalisé par William JUIN. Il a été l'un des premiers bénévoles à partir en immersion solidaire et il a réalisé le premier documentaire pour notre première mission en 2010 : https://www.youtube.com/watch?v=qPszW_c3-jc&t=2389s

Venez découvrir la suite...

Humanitairement vôtre, 

Karine PIGEAU

Présidente de l'association Les enfants papillons

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 05:46
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.

L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.

Voici un des centres de physio dans lequel le matériel est inexistant. 15 enfants y viennent tous les jours.
Voici un des centres de physio dans lequel le matériel est inexistant. 15 enfants y viennent tous les jours.

Voici un des centres de physio dans lequel le matériel est inexistant. 15 enfants y viennent tous les jours.

Sodalaï

Sodalaï

Journée de formation pour les jeunes en situation de handicap mental
Journée de formation pour les jeunes en situation de handicap mental
Journée de formation pour les jeunes en situation de handicap mental

Journée de formation pour les jeunes en situation de handicap mental

Bagya Lakshmi

Bagya Lakshmi

J’arrive au terme de ma mission.

Comme d’habitude nous n’avons pas déterminé avant de partir les objectifs car le travail se fait essentiellement sur place.

 

En ce qui concerne les projets 2017 :

 

Dans son petit hôpital, le centre accueille et prend en charge des patients masculins tétraplégiques et paraplégiques.

Les patients sont souvent jeunes et les circonstances de leur état sont malheureusement trop fréquentes : chute d’une noix de coco sur la tête, accidents de la circulation, chute depuis un toit, un arbre ou encore un train…

De nouveaux patients arrivent régulièrement et leur état est parfois accablant. Comme ils n’ont pas été pris en charge rapidement après leur accident, certains ont, entre autre des escarres qui les font horriblement souffrir.

 

Nous financerons l’achat de 4 matelas et 10 coussins anti-escarres.

 

Pour leur permettre de prendre une douche dans de bonnes conditions, nous achèterons 4 fauteuils suffisamment rembourrés afin de diminuer leurs douleurs lors de la toilette.

 

Le centre s’est doté d’un système de filtration d’eau. Malheureusement la quantité d’eau filtrée disponible dans le petit hopital n’est pas suffisante pour tous les patients. Elle les oblige à se déplacer régulièrement pour boire de l’eau filtrée. Nous financerons l’installation d’un second filtre.

 

Sodalaï était maçon. Il est tombé d’un immeuble en construction et il est maintenant paraplégique. Il a 32 ans, il a une petite fille. Sa femme est à Delhi elle y a trouvé du travail.

Il est au centre depuis quelques mois et en même temps qu’il reçoit des soins il a appris la couture !!!

Je ne sais pas comment il trouve cette force. Il est très pauvre et ne pourra pas s’acheter de machine à coudre.

Afin qu’il puisse vivre grâce à un nouveau travail, nous allons financer l’achat d’une machine à coudre. Il dit que dans son village il sera le seul couturier !

 

Au centre ils fabriquent une bonne partie du matériel orthopédique. Mais ils leur manquent un four pour le moulage des attelles et des prothèses. Ils sont obligés de le faire faire, ce qui engendre un coût important de frais de transport et une perte de temps. Nous allons donc financer l’achat du four qui profitera à tous ceux qui en ont besoin, c'est-à-dire pratiquement tout le monde.

 

 

Un scoot équipé pour Valivel.

Il a eu la polio. Il vit de petit boulot, il répare les vélos, les triporteurs, il vend des fleurs que les femmes portent dans leurs cheveux et également des sucreries à la sortie des écoles.

Il se déplace avec son triporteur qu’il a déjà dû réparer cent fois, qui est rouillé et qui du coup le limite dans ses déplacements.

Quand nous l’avons rencontré un ami lui avait prêté un triporteur car le sien est cassé.

Valivel fait parti des bénéficiaires du nouveau programme mis en place par le centre, les « field workers ».

Il consiste à former des physio et ergo indiens qui vont se déplacer dans les villages, recenser et prodiguer des soins à la population atteinte par un handicap et qui ne peut pas se déplacer jusqu’au centre.

En complément d’information sur ce sujet vous pouvez également lire ou relire l’article « une de mes journées Karine Pigeau »

Les bénéficiaires pourront ensuite recevoir des soins et du matériel.

Valivel a 37 ans. Il vit avec sa mère et sa sœur. Ils n’ont rien ou presque, ils mangent mais c’est parfois difficile de trouver l’argent pour vivre dignement. Avec un scooter il pourra élargir son périmètre de travail et perdra moins de temps et d’énergie lors de ses déplacements !

Nous l’avons rencontré et nous avons pu filmer sa maison, sa famille et son triporteur en panne…il sera évidemment présenté dans notre nouveau documentaire et nous financerons l’achat de son scooter équipé.

 

Ordinateur et caméra

Les jeunes adultes (plus de 16 ans) en situation d’handicap mental vont eux aussi bénéficier d’un nouveau programme. Ils sont actuellement en formation. Ils apprennent à reconnaitre les mots.

Sur un tableau plusieurs mots sont écrits. Un des élèves de la classe qui sera, pour la journée le formateur, présente sur une petite ardoise un des mots écrits au tableau et ses camarades doivent dire si oui ou non il fait parti de la liste.

Des exercices similaires ont été également pratiqués avec les lettres de l’alphabet et les chiffres.

Ensuite, et ce pendant 6 mois ils seront formés à l’utilisation d’un ordinateur et de différents logiciels. Ceci dans le but de leur apprendre à remplir des documents tel que des factures, des bons de commande…

Une fois « la technique » maitrisée, ils pourront travailler dans des sociétés et aider leur famille financièrement.

Nous financerons l’achat d’un ordinateur et d’une caméra car le professeur spécialisé se trouve à Bangalore.

Ici il y a plein de petits boulots et chacun doit, comme il le peut, aider sa famille.

 

Un fauteuil roulant électrique pour T. Dhara Bagya Lakshmi.

Elle a 23 ans, elle est infirme moteur cérébral.

Tous les matins elle assiste et participe comme elle peut aux cours de yoga. Elle a toujours le sourire et pourtant la première fois que je l’ai vu je me suis vraiment demandé comment elle faisait…Elle se déplace tant bien que mal à quatre pattes, mais une de ses mains est atrophiée…

Une malformation de ses 2 jambes l’oblige à les garder pliées.

Elle reçoit des soins au centre et elle apprend à taper à la machine et le crochet, tout ça avec sa main valide !

Pas besoin de plus de détails, nous financerons l’achat du fauteuil.

 

Une machine à coudre pour Govin. Nous nous sommes rencontré en 2009. Govin est amputé des 2 jambes. Il est arrivé au centre en 2006, soit 3 ans après son accident. Il était tellement désespéré qu’il a tenté de se suicider, pour lui il n’y avait pas d’issu. Ses parents sont fermiers et déjà très fatigués.

Nous avons financé la construction d’une salle de bain à son domicile afin qu’il n’ait plus à traverser sa cour pour aller aux toilettes. Nous avons également quelques années plus tard acheté un scooter équipé afin de lui permettre de quitter le centre tous les soirs et rentrer chez lui. Il va pouvoir se marier, mais avant il doit s’occuper de sa petite sœur et financer son mariage. C’est lui qui soutient toute sa famille.

Il travaille dur et met de coté chaque roupie. Le mariage de sa sœur est prévu cette année.

Il m’a demandé de financer l’achat d’une machine à coudre professionnelle afin qu’il puisse s’installer à son compte et ouvrir son atelier de confection dans lequel il emploierait des personnes en situation de handicap. Ça va prendre quelques années mais l’atelier de confection va permettre l’intégration et surtout l’indépendance et l’autonomie de personnes en situation de handicap.

Beau challenge et affaire à suivre…

Achat d’une machine à coudre professionnelle.

 

Pour finir, nous financerons également l’achat d’équipement pour les enfants d’un des centres qui sont dispersés dans un périmètre de 40 kms autour du centre.

Ce dispositif fait également parti du programme des « field workers ».

12 petits centres de soins de kiné, d’ortho, d’ergo…sont en projet.

Seulement 3 sont ouverts mais ils manquent de matériel et d’équipements de stimulations tels que ballons sensoriels, puzzles, figurines, animaux et fruits en plastiques, tableaux, objets sonores, matériels de soutien, planches d’inclinaison, ballons, tableaux de calcul…

Nous financerons également ce matériel pour un des centre, celui de Sengotaï.

 

Je crois pouvoir dire que nous travaillons maintenant sur du long terme. Les besoins essentiels sont en partie prodigués par le centre.

Le matériel destiné aux enfants est adapté, les déambulateurs ressemblent à des déambulateurs, ils sont légers et à la bonne taille.

L’allée principale est totalement praticable et les petits chemins également, les déplacements sont donc facilités.

Côté hygiène il reste quelques ajustements concernant le partage des peignes et le lavage des mains.

Il reste une grosse partie, les toilettes qu’utilisent les enfants du « home children ». Elles sont inadaptées, mais là il faudrait plusieurs milliers d’euros !

J’en ai parlé au directeur en insistant bien sur le côté insalubre et inapproprié et que ce devrait être le prochain projet à financer, ça devient urgent !

A suivre également…

 

Voilà, je quitte le centre demain soir et même si je sais que j’y reviendrai j’ai toujours beaucoup de mal à partir.

En conclusion, j’ajouterai que les enfants apprécient beaucoup la visite des bénévoles. Ils sont vraiment demandeurs.

Cet échange culturel est un plus et leur permet de comprendre qu’il se passe autre chose ailleurs loin de chez eux.

Sans compter que pour les bénévoles l’aventure humaine reste inoubliable !

Au risque de me répéter l’échange culturel est une richesse et les différences quelles qu’elles soient nous ouvrent l’esprit et nous font évoluer.

 

Cette 5ème mission a été toute particulière pour moi. J’ai pu masser et apporter autre chose. J’ai partagé des moments douloureux, intimes et forts.

Ce voyage a été particulièrement intense, j’ai beaucoup donné mais comme d’habitude voire même encore plus, j’ai énormément reçu !

 

Humanitairement vôtre,

Karine PIGEAU

Présidente de l’association Les enfants papillons

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 06:46
Le voyage
Le voyage
Le voyage
Le voyage
Le voyage

Le voyage

 

Voyage en train couchette pour tout le monde. Malheureusement les réservations ne nous ont pas permis d’être tous dans le même compartiment.

J’ai passé ma nuit avec un groupe de pèlerins qui revenait de je ne sais quel temple. C’est dans ces moments là que je souhaiterai être indienne !!!

Ils discutent aussi fort que s’ils étaient en train d’assister à un concert de musique, sauf que y a pas de musique…ils se sont couchés vers 22h00 en toute discrétion…et à 4h00 du matin même chose, c’est reparti !

En partant ils ont quand même pris soin de m’informer que nous étions arrivés !!!! Mais je le savais déjà puisque je ne dormais PAS !

Si j’avais été indienne j’aurai pu dormir au milieu de ce bordel !

 

Bref, on enchaîne…

Descente du train.

Un peu compliqué, il faut aider les enfants, descendre les sacs sans en oublier et ne pas égarer le matériel de chacun…tout ça sur un quai de gare bondé…

Ça, c’est fait...

Petite pause sur le quai, on boit tous un thé avant « d’attaquer » la sortie de la gare.

Notre convoi attire l’attention, c’est le moins qu’on puisse dire.

Une fois sortie de la gare il nous faut traverser la route et faire 300m pour atteindre le « hocket stadion » où nous allons passer la nuit de ce soir.

Les véhicules ne s’arrêtant que très rarement, ce sont les chauffeurs de touk-touk qui vont faire la circulation et obliger les véhicules à nous laisser passer !

C’est un joyeux bordel !

Je trouve pas d’autres mots…

Il faut ajouter à tout ça la pollution, la proximité des véhicules, les bus qui nous frôlent en klaxonnant, la chaleur et le bruit infernal !!!

 

Aujourd’hui c’est repos et demain la compétition commence.

Les participants sont repartis dans 2 chambres, les filles d’un côté et les garçons de l’autre.

Pour moi ce sera hotel. J’ai déjà testé une nuit dans le dortoir avec les filles, c’est au dessus de mes forces.

Je dépasse souvent mon seuil de tolérance mais là je sais qu’il sera vite atteint. Je vais donc à l’hotel et dormir pour récupérer de ma nuit !

 

Je retrouve tout le monde pour le déjeuner vers 14h00. Ensuite je demande à Govin de me donner l’adresse exacte du stade dans lequel se déroulera la compétition car à chaque fois les chauffeurs de touk-touk ne trouvent pas.

Govin me dit que d’ici je peux y aller à pied, soit 10mns de marche !!!

Ok, nous prenons la route pour que je puisse me repérer.

C’est en fait un quartier que je connais mais comme je n’ai pas le sens de l’orientation, que je me déplaçais uniquement en touk-touk et que tout se ressemble, je n’aurai pas pris le risque de me déplacer à pieds.

Ok, balade sympathique et toujours accompagnée du chant des klaxons et d’un soleil de plomb !

 

Le jour de la compétition.

Je retrouve tout le monde au stade. Toutes les associations du Tamil Nadu qui s’occupent des personnes en situation de handicap peuvent y participer.

C’est organisé en partie par la ville et plusieurs sponsors apportent leurs soutiens financiers.

Un détail, mais qui est de taille !

En 2009 il n’y avait pas de toilette. Je faisais des aller/retour pour conduire les participants du centre aux toilettes d’un club de squash tout proche, mais au bout d’un moment le gardien nous en avait interdit l’accès !

Les années suivantes, ils ont prévu des toilettes. Enfin, je dis « des », non un toilette !

Un container perché à 3m de hauteur avec une rampe inaccessible pour un fauteuil !

Après quelques heures c’était tellement dégueulasse que j’avais envie de pleurer à chaque fois que j’accompagnais une des filles du centre.

Les années ont passé et ça s’est un peu amélioré mais ça reste inaccessible seule pour une personne en fauteuil et surtout vite sale.

Il y a de l’eau partout et certaines filles n’ont pas d’autre choix que d’uriner parterre une fois dans les toilettes et pour d’autres elles se déplacent à quatre pattes pour accéder aux toilettes et à un peu d’intimité.

Cette année j’ai décidé de rencontrer les organisateurs. La compétition est vraiment une très bonne chose mais les toilettes sont un désastre !

Govin m’a présenté et j’ai pu expliquer ce que je voyais. L’accès, la saleté, le nombre insuffisant de toilettes.

Je n’ai fait que suggérer en soumettant des idées…une personne devrait être en permanence dans les toilettes et nettoyer après chaque passage, prévoir des rampes plus longues…

Ils ont confirmé que l’année prochaine se sera fait et m’ont remercié pour mon implication !

Je sais pas pourquoi j’ai pas fait ça avant mais maintenant on suit l’affaire !

 

Les participants du centre ont pour la 14ème fois consécutive gagné la champion’s cup!!!

Voici la preuve en image…

 

Humanitairement vôtre,

Karine PIGEAU

Présidente de l’association Les enfants papillons

La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition

La compétition

La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix

La traditionnelle remise des prix

Voyage retour dans le train
Voyage retour dans le train

Voyage retour dans le train

Notre arrivée au centre, on était attendu!
Notre arrivée au centre, on était attendu!

Notre arrivée au centre, on était attendu!

Bénédiction et photo de groupe
Bénédiction et photo de groupe
Bénédiction et photo de groupe

Bénédiction et photo de groupe

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