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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 06:46
Le voyage
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Le voyage

 

Voyage en train couchette pour tout le monde. Malheureusement les réservations ne nous ont pas permis d’être tous dans le même compartiment.

J’ai passé ma nuit avec un groupe de pèlerins qui revenait de je ne sais quel temple. C’est dans ces moments là que je souhaiterai être indienne !!!

Ils discutent aussi fort que s’ils étaient en train d’assister à un concert de musique, sauf que y a pas de musique…ils se sont couchés vers 22h00 en toute discrétion…et à 4h00 du matin même chose, c’est reparti !

En partant ils ont quand même pris soin de m’informer que nous étions arrivés !!!! Mais je le savais déjà puisque je ne dormais PAS !

Si j’avais été indienne j’aurai pu dormir au milieu de ce bordel !

 

Bref, on enchaîne…

Descente du train.

Un peu compliqué, il faut aider les enfants, descendre les sacs sans en oublier et ne pas égarer le matériel de chacun…tout ça sur un quai de gare bondé…

Ça, c’est fait...

Petite pause sur le quai, on boit tous un thé avant « d’attaquer » la sortie de la gare.

Notre convoi attire l’attention, c’est le moins qu’on puisse dire.

Une fois sortie de la gare il nous faut traverser la route et faire 300m pour atteindre le « hocket stadion » où nous allons passer la nuit de ce soir.

Les véhicules ne s’arrêtant que très rarement, ce sont les chauffeurs de touk-touk qui vont faire la circulation et obliger les véhicules à nous laisser passer !

C’est un joyeux bordel !

Je trouve pas d’autres mots…

Il faut ajouter à tout ça la pollution, la proximité des véhicules, les bus qui nous frôlent en klaxonnant, la chaleur et le bruit infernal !!!

 

Aujourd’hui c’est repos et demain la compétition commence.

Les participants sont repartis dans 2 chambres, les filles d’un côté et les garçons de l’autre.

Pour moi ce sera hotel. J’ai déjà testé une nuit dans le dortoir avec les filles, c’est au dessus de mes forces.

Je dépasse souvent mon seuil de tolérance mais là je sais qu’il sera vite atteint. Je vais donc à l’hotel et dormir pour récupérer de ma nuit !

 

Je retrouve tout le monde pour le déjeuner vers 14h00. Ensuite je demande à Govin de me donner l’adresse exacte du stade dans lequel se déroulera la compétition car à chaque fois les chauffeurs de touk-touk ne trouvent pas.

Govin me dit que d’ici je peux y aller à pied, soit 10mns de marche !!!

Ok, nous prenons la route pour que je puisse me repérer.

C’est en fait un quartier que je connais mais comme je n’ai pas le sens de l’orientation, que je me déplaçais uniquement en touk-touk et que tout se ressemble, je n’aurai pas pris le risque de me déplacer à pieds.

Ok, balade sympathique et toujours accompagnée du chant des klaxons et d’un soleil de plomb !

 

Le jour de la compétition.

Je retrouve tout le monde au stade. Toutes les associations du Tamil Nadu qui s’occupent des personnes en situation de handicap peuvent y participer.

C’est organisé en partie par la ville et plusieurs sponsors apportent leurs soutiens financiers.

Un détail, mais qui est de taille !

En 2009 il n’y avait pas de toilette. Je faisais des aller/retour pour conduire les participants du centre aux toilettes d’un club de squash tout proche, mais au bout d’un moment le gardien nous en avait interdit l’accès !

Les années suivantes, ils ont prévu des toilettes. Enfin, je dis « des », non un toilette !

Un container perché à 3m de hauteur avec une rampe inaccessible pour un fauteuil !

Après quelques heures c’était tellement dégueulasse que j’avais envie de pleurer à chaque fois que j’accompagnais une des filles du centre.

Les années ont passé et ça s’est un peu amélioré mais ça reste inaccessible seule pour une personne en fauteuil et surtout vite sale.

Il y a de l’eau partout et certaines filles n’ont pas d’autre choix que d’uriner parterre une fois dans les toilettes et pour d’autres elles se déplacent à quatre pattes pour accéder aux toilettes et à un peu d’intimité.

Cette année j’ai décidé de rencontrer les organisateurs. La compétition est vraiment une très bonne chose mais les toilettes sont un désastre !

Govin m’a présenté et j’ai pu expliquer ce que je voyais. L’accès, la saleté, le nombre insuffisant de toilettes.

Je n’ai fait que suggérer en soumettant des idées…une personne devrait être en permanence dans les toilettes et nettoyer après chaque passage, prévoir des rampes plus longues…

Ils ont confirmé que l’année prochaine se sera fait et m’ont remercié pour mon implication !

Je sais pas pourquoi j’ai pas fait ça avant mais maintenant on suit l’affaire !

 

Les participants du centre ont pour la 14ème fois consécutive gagné la champion’s cup!!!

Voici la preuve en image…

 

Humanitairement vôtre,

Karine PIGEAU

Présidente de l’association Les enfants papillons

La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition
La compétition

La compétition

La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix
La traditionnelle remise des prix

La traditionnelle remise des prix

Voyage retour dans le train
Voyage retour dans le train

Voyage retour dans le train

Notre arrivée au centre, on était attendu!
Notre arrivée au centre, on était attendu!

Notre arrivée au centre, on était attendu!

Bénédiction et photo de groupe
Bénédiction et photo de groupe
Bénédiction et photo de groupe

Bénédiction et photo de groupe

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 05:48
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"
Les enfants du "Home children"

Les enfants du "Home children"

 

Cette année j’ai encore pu constater que les précédentes missions avaient porté leurs fruits.

Depuis 2010, le nombre de fauteuils roulants en plastique a diminué considérablement pour qu’enfin, depuis 4 ans il n’en existe plus du tout dans le centre.

Chacun à son propre matériel, on ne le partage plus et il est adapté.

 

En 2015, nous avons financé l’achat d’un compresseur et d’une machine à coudre le cuir afin que le centre puisse fabriquer une grande partie des attelles.

Résultat, les fauteuils roulants sont entretenus et réparés, plus de fauteuils avec des roues à plats… !!!

Les attelles sont plus adaptées car elles peuvent être réajustées à la demande et rapidement!

 

Depuis 2013, les enfants ont chaque matin leur propre serviette et plus une seule pour 10 voire 15 !

Autant vous dire que le dernier (et quelques uns avant lui…) ne pouvait pas se sécher et que tout le monde partageait généreusement ses petits germes…

 

Je peux désormais faire le constat que l’association Les enfants papillons a permis à chaque enfant et maintenant à chaque adulte d’avoir son propre matériel.

Nous n’avons pas tout financé mais en tout cas notre ligne de conduite qui est de parer au plus urgent et de soulager la douleur est entendue et prise en compte.

 

Forte de ces « petits changements » j’en ai profité pour demander si l’heure du levé des enfants du « home children » pouvait être repoussée d’une heure.

Envisager un réveil à 6h00 plutôt qu’à 5h00…oui 5h00 !

On pourrait diminuer le temps consacré à la prière puisqu’ils prient également le soir et diminuer la session de yoga et les révisions du matin.

Ma demande sera étudiée lors de la prochaine réunion mensuelle !

 

Après les serviettes de toilette, un petit problème subsiste cependant.

Pour les garçons, il n’y a qu’un peigne. Les poux circulent allégrement d’une tête à une autre.

Aujourd’hui je vais à Aiykudi acheter une cinquantaine de peigne et je vais demander aux « house mother » d’y inscrire les initiales de chaque enfant.

Autre suggestion pour Pooma.

Elle s’occupe de 22 enfants en situation de handicap mental.

Seulement 9 sont autonomes pour la toilette.

Pour les autres c’est Pooma qui les frictionne avec ses mains, pas de gants... Gérard et Christine, bénévoles de la mission 2017 en ont fait le constat.

Je suis allée assister à la douche du matin.

En effet certains se débrouillent mais pour la grande majorité, c’est un peu « douche » à la chaine…et c’est Pooma qui lave tout le monde.

J’ai demandé qu’on fasse fabriquer des gants de toilette et puis au final on a trouvé une autre solution : des fleurs de douche en plastique.

Chaque enfant aura la sienne et Pooma les utilisera pour les frictionner.

 

Voilà pour les petites améliorations et autres petits changements.

En ce qui concerne les achats pour la mission 2017, je vous donnerai plus d’informations dés mon retour de Chennai.

 

Comme chaque année, les enfants du « Home Children » et quelques adultes participent à une compétition handisport à Chennai.

On part tous en train couchette ce soir à 18h30 sur « Pothigai express » ça, c’est pour les bénévoles fraichement rentrés !

 

Les enfants sont tous excités à l’idée de partir et ils me demandent tous les jours depuis lundi si je les accompagne à Chennai !

J’y vais à chaque fois que je viens !

On est plus où moins dans le même wagon et les enfants se baladent d’un compartiment à l’autre.

C’est l’occasion pour eux de s’acheter les snacks qu’ils aiment et d’être un peu hors du centre il y a comme une ambiance de départ en vacances !

Arrivée demain matin à Chennai Egmore railway station à 7h00.

Repos toute la journée et pour moi petite balade dans Chennai.

Samedi « compéte » et retour en train de nuit dans la foulée pour être au centre dimanche matin !

Je prends quelques photos et je vous raconte ça !

Humanitairement vôtre,

Karine PIGEAU

Présidente de l'association Les enfants papillons

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 05:04
Une de mes journées, Karine PIGEAU

 

Je vous emmène en Inde pour quelques heures.

Debout à 4h50. Le centre se réveille tout doucement.

Pour moi c’est une petite séance de yoga avec les filles du « girls’s hostel ».

Des ados et des jeunes femmes participent à la séance. Elles arrivent les unes après les autres, encore endormies.

Quand elles me voient elles me saluent avec un magnifique sourire.

Toutes sont en situation de handicap, polio, scoliose, déformations congénitales…certaines se trainent jusqu’à la salle commune pour la séance.

Mani fait son entrée, touchée par la polio, elle doit se laisser doucement glisser de son fauteuil pour s’installer au sol comme nous toutes. C’est notre professeur, la séance commence…

Des mouvement doux mais efficaces, la séance débute avec un « OM » et se termine par un « Shante, shante, shanti ».

Je me dirige ensuite dans la chambre de Marihamal, Shiva et Prya.

Marihamal a de fortes douleurs au bras gauche, elle me demande de venir la masser tous les matins. Parfois ça la soulage pour la journée, parfois ça ne marche pas.

 

Il est presque 6h.

Je croise les petites fillettes qui sont déjà douchées et habillées et qui filent à la prière, ensuite séance de yoga pour elles aussi.

Pour moi c’est retour dans ma chambre, je bois un thé, je mange quelques fruits, je fais mes exercices quotidiens sur le toit terrasse et j’assiste au levé du soleil...

 

7h00

Je retrouve les fillettes et les petits garçons du « home children ».

Avant le petit déj et après la séance yoga, ils ont 1h de révision.

Je m’installe avec un petit groupe pour une séance d’anglais.

Abicha, Prasana, Rama et Kumar me donnent en Tamoul le nom des images

dans leur livre d’école et moi je le traduis en anglais et leur fais répété.

Même chose pour ces petits choux, ils sont tous en situation de handicap physique.

On passe un bon moment, mais l’heure du petit déj a sonné et je sens bien qu’ils sont pressés…ok, bye et pakalam (salut et à plus tard)

 

8h00

Je me rends au tea shop, surnommé « Chez Michel » par les bénévoles » pour un petit thé et un Dall vadaï (petit pain de lentille frit, avec oignons, feuilles de carry et piment). Les employés du centre commencent à arriver et une série de Vanakam (Bonjour) s’enchaine.

 

8h30

Douche et ensuite rencontre avec les « field workers ».

Départ normalement prévu à 9h15, mais ce matin rien ne va.

La traductrice n’est pas là, on a du oublier de la prévenir et le touk-touk n’a pas été réservé…

Départ effectif à 10h00.

J’accompagne le groupe d’étudiantes canadiennes en kiné et ergo. Elles sont au centre pour 8 semaines.

Nous sommes 7 à nous entasser dans le touk-touk.

Le projet des « Field workers », mis en place par le centre, consiste à former des physio et ergo indiens qui vont se déplacer dans les villages.

Ils apprennent aux mamans et aux membres de la famille n’ayant pas la possibilité de se déplacer jusqu’au centre les mouvements et les différents outils pour soulager leur enfant en situation de handicap.

Les canadiennes évaluent avec leurs référents indiens les besoins et mettent en place un protocole adapté à chaque situation.

C’est ensuite la maman qui fait faire les différents exercices. Elle sera suivie par sa référente indienne qui passera chaque semaine pour faire un bilan.

Un boulot gigantesque ! Mais les résultats sont là. Certains petits ont déjà fait beaucoup de progrès.

Nous rencontrerons 3 familles. Les canadiennes doivent à la fois évaluer la situation, mettre en place un protocole et également former leurs homologues indiens au nouveau projet.

Il faut répéter les mêmes choses plusieurs fois pour être sûr que tout le monde s’est bien compris, différence culturelle oblige…

Je suis super impressionnée par le challenge ! et c’est sans compter qu’il doit déjà faire plus de 30°, on s’est entassé à 7 dans une centrifugeuse pendant 20 km et quand on rentre dans une maison on est accompagné par la moitié du village…

 

De retour au centre à 14h30

J’ai juste le temps de déjeuner avant de me rendre au centre de physio où je dispense plusieurs massages par jour.

Au début les volontaires n’étaient pas très nombreux et les enfants un peu inquiets.

Les adultes viennent maintenant me solliciter et les enfants me tendent leur bras ou leur jambe…

Dans cette partie de l’Inde, et peut-être également ailleurs le massage n’est pas très pratiqué, même si le berceau des soins ayurvédiques se situe dans la région voisine, ici on ne se dévêtit pas, même pas un petit peu. Il me faudra un peu de temps et quelques massages avec des résultats pour que les femmes acceptent de retirer leur choudida voire même retirent leur « blouse » de saree et dégrafe leur soutien gorge… !!!

 

17h00

Je file à la « tailoring section » pour passer un moment avec Govi, Mani, Shantil et tous les autres. On ricane beaucoup, on me demande mon programme pour les jours suivants car ceux qui vivent dans les alentours veulent m’inviter à diner…

 

18h00

De retour « chez Michel » pour un énième thé, j’y retrouve Deepak et Samy. On discute un peu avant d’aller faire une petite visite aux enfants dont s’occupe maintenant Pooma.

Pooma a 18 ans. Elle est arrivée au centre à l’âge de 6 ans. Elle y a été scolarisée, soignée et formée. Elle est encore en formation pour devenir éducatrice spécialisée. Les enfants dont elle a la charge sont tous handicapés mentaux.

Pooma est née avec une déformation de la hanche et se déplace en boitant mais elle n’a pas besoin d’être appareillée.

Christine et Gégé, deux des 5 bénévoles ont partagé beaucoup de moments avec ces petits. Ils leur ont appris une chanson en français que certains connaissent par cœur. Christine et Gégé y ont ajouté une petite chorégraphie. Je suis donc accueillie en chanson !!!

Ils sont tous assis au sol et Pooma leur demande de dire bonjour. Je m’installe sur une chaise et on reprend tous ensemble la chanson du petit moulin !

Mani qui passait dans le coin, s’est arrêtée pour voir ce qui se passait. Je lui demande de nous chanter des chansons en Tamoul. Elle attrape un seau, son instrument fétiche et c’est parti ! Les enfants chantent, certain se balancent doucement. On sent qu’ils apprécient ce moment.

 

19h00

Retour au « Home Children ». Les devoirs du soir sont pratiquement terminés, alors là aussi je demande aux enfants de m’apprendre des chansons en Tamoul. Ce sont en fait les adultes qui vont m’initier. Les enfants m’accompagnent et m’aident dans la répétition. Tout le monde ce marrent de mon baragouinage en Tamoul !!!

Très sympa, j’adore.

 

20h00

Retour dans ma chambre où je me pose quelques instants avant le diner.

Dernière discussion sur le chemin de la cantine avec Radjish. Il est arrivé au centre suite à un accident de voiture. Il est tétraplégique. Il fait parti de l’équipe qui s’occupe, entre autre de l’organisation du centre.

Nous échangeons sur la possibilité de permettre aux enfants du « home children » et ceux de la classe dont Pooma a la charge de se lever à 6h /6h30 et plus entre 5h/5h30.

C’est encore tôt, mais ce serait un début. Ils se lèvent tous très tôt et ne se couchent pas avant 21h00 !!!

On doit en reparler demain.

 

Voilà, une journée pleine de jolis moments comme je les aime.

J’optimise mes journées au maximum mais je ne cours pas, ici le temps file mais il sait aussi s’arrêter. Ici, j’apprends à apprécier et à vivre l’instant présent, c’est à la mode il paraît…mais ici tout est si intense que ça semble plus facile…

Karine PIGEAU

Présidente de l’association Les enfants papillons

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 06:32
William JUIN, retour sur une expérience Bénévole de la première heure Inde 2010, Inde 2017
William JUIN, retour sur une expérience Bénévole de la première heure Inde 2010, Inde 2017

Cinq années séparent mon dernier voyage en Inde à aujourd'hui. L'envie était grande de revenir dans ce pays qui m'avait tellement bouleversé la première fois.

Cependant, j'appréhendais.

J'avais peur de ne pas retrouver les mêmes émotions, les mêmes valeurs et l'atmosphère que j'avais quittées quelques années plus tôt.

Après une courte nuit et un réveil rempli d'odeurs et de sons familiers, un bon nombre de doutes se sont dissipés.

Ma mission est différente de celle des autres bénévoles. Je réalise mon 3ème documentaire pour Les Enfants Papillons.

Cette année, j'ai également décidé de prendre des photos. Je me dois de capturer les visages, les sourires, les regards qu'ils ont la générosité de nous dévoiler. Je m'impose de retranscrire au plus proche de la réalité tous ces instants qui font de cette expérience, quelque chose d'unique. Permettre au gens de se projeter et/ou de se reconnaître à travers les bénévoles.

Cependant, il me semble impossible de ressentir ces émotions au travers de vidéos ou de photos.

Une des choses difficile dans mon voyage est de trouver le bon équilibre entre vivre tous ces moments de partage et de capturer l'authenticité des instants. La réalité est biaisée à travers un écran et les émotions qui en ressortent ne sont pas sincères.

Il me faut exister sans cet objet et sans le filtre que j'appelle "appareil photo".

 

J'ai réussi à trouver des moments privilégiés pendant lesquels j'aide les enfants aux devoirs et les accompagne jusqu'à la cantine.

Ceci est ma routine, matin et soir.

Mes rencontres des années passées m'aident également à vivre pleinement l'expérience.

Je partage tout au long de la journée mais je me fais violence pour que le documentaire soit semblable à l'ordinaire.
 

Ces quelques heures auprès des enfants et des adultes n'ont l'air de rien mais elles rétablissent des valeurs humaines que je pense avoir perdu.

Ils vous ouvrent leur porte, vous nourrissent, vous offrent le couchage, mais ce n'est pas là leur plus grande richesse. Le partage, la bienveillance, la générosité, l'humanité. Ce sont ces valeurs qui, à mon sens, font de l'humain, un être bon.

Ce nouveau séjour ma permis une nouvelle fois d'ouvrir mon esprit et de voir au delà de ma propre existence.

Il n'existe pas qu'une seule vérité. Il n'y a pas qu'une seule bonne façon de se comporter, de penser ou de réagir. Il faut être honnête avec soi même et sa commence par avoir foi en qui nous sommes.

 

Voilà, je me retrouve assis sur un trottoir, seul, comme à mon arrivé.

Je bois un dernier chaï.

Je regarde la gare, les indiens, les rickshaws.

J'entends le brou-ha mais je ne l’écoute plus.

Les regards se posent sur moi.

Je lève mes deux mains et les joints en signe de salut. Les visages s'illuminent.

Je fais le point sur cette nouvelle expérience mais je n'ai pas assez de recul. J'ai quitté le centre il y a moins de 24 heures. Les séparations ont été douloureuses. Je me demande comment j'ai pu passer 5 années de ma vie sans revenir.

J'ai hâte de retrouver ces personnes de grand cœur.

Il me tarde également de rentrer afin de sentir tous les bienfaits d'une expérience aussi riche que celle que je viens de vivre.

Aujourd'hui je suis persuadé d'une chose, c'est que je ne passerai pas tant d'années sans voir ces personnes qui m'ont tant apportées en 2010, 2011 et 2017.

Ce nouveau séjour ma permis une nouvelle fois d'ouvrir mon esprit et de voir au delà de ma propre existence.

À l'aube du dernier jour, je peux dire que j'ai trouvé ce que j'étais venu chercher.

William Juin

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 06:20
La journée de Greg

Journée du 1er février :

 

Après presque 3 semaines en Inde, c'est une journée spéciale qui commence.

 

Levé à 6H pour être prêt à 6H30 pour aller au dortoir de l'école spéciale avec Lina, Gégé et Christine. Il y a beaucoup d'enfants à préparer avant d'aller à l'école. Les enfants sont comme tous les jours très heureux nous voir et c'est très agréable de commencer la journée comme ça. Nous les douchons au seau puis nous les habillons ensuite. Une fois prêt nous nous asseyons par terre tous ensemble afin de chanter une petite chanson française que les enfants adorent et il y a la chorégraphie qui va avec !!!

 

Quand nous quittons le dortoir il est aux environs de 7H30. Nous rentrons au guesthouse afin de se préparer pour la suite de la journée. Il est 8H20 et nous puis partons déjeuner avec toute la team.

Le déjeuner était du riz avec une sauce un peu « spicy ».

 

A 9H nous partons avec Gégé, Christine, Lina, Justine et William comme tous les matins à Tenkasi en bus chercher une dizaine enfants. Une autre personne s'est rajoutée à la team, il s'agit de Victor, 24 ans, un Suédois qui est au centre pendant une semaine avec son père qui est un très bon ami de Deepak.

 

De retour à 10h au centre après ce grand tour à Tenkasi, nous amenons les enfants à l'école puis nous les laissons s'installer avant qu'ils commencent les cours.

 

Ensuite, j'ai fait faire le tour du centre à Victor. Nous sommes allés dans différents bâtiments. Nous avons commencé dans celui ou l' on apprend la dactylographie. Puis, nous avons visité celui ou ils fabriquent des documents, des prospectus. Nous continuons notre chemin avec un nouveau bâtiment inauguré 2 jours plutôt ou ils apprennent à travailler sur l'audiovisuel puis nous enchaînons avec celui ou ils font la confections de vêtements qui seront vendus dans le commerce. Pour terminer, nous sommes allées dans le bâtiment ou l'on apprend les logiciels courants comme Word, Excel.

 

Presque 13H, il était déjà l'heure d'aller déjeuné et ce repas était spécial. C'était le dernier avec la team au complet car Justine et Lina partait à 17H pour la France. Il y avait une atmosphère particulière, des émotions fortes, un mélange de joie et de tristesse. Un repas avec des anecdotes de Justine et Lina et aussi les premières larmes du voyage.

 

A 14H30 nous voilà reparti à l'école pour faire des couronnes pour les enfants, des décorations car vendredi 3 février est une journée spéciale pour le centre : c'est l'inauguration d'une nouvelle route et du bâtiment de l'audiovisuel, et c'est aussi le 19ème anniversaire de l'école spéciale.

 

Il est presque 16H, nous rentrons au guesthouse, Justine et Lina se préparent à partir pour 17H. Je reste avec elles. Toute la team est là, nous commençons à dire « au revoir », jamais simple ces moments là ou beaucoup de souvenirs ressurgissent, encore pleins d'émotions, joie, rire, larmes. Ça m'a rappelé beaucoup de souvenirs personnels de mes précédents voyages.

17h, nous partons avec 2 Tuc-Tuc pour la gare de Tenkasi. 18H15, le train arrive, nous disons « au revoir » à Lina et Justine qui repartent pour Paris.

 

Nous partons ensuite avec Karine, William, Gégé et Christine dans le centre de Tenkasi ou nous avons mangé pour la 2ème fois dans un petit restaurant très sympa.

 

Enfin, à 20H nous prenons un bus direction le centre et discutons une petite demi-heure ensemble arrivé là-bas avant d'aller se coucher. Ce fut une longue et belle journée avant demain et le départ de Gégé, Christine et William...une journée qui sera sûrement encore pleine d'émotions.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 04:52
Une journée avec Gégé, bénévole Inde 2017

Journée du 31 janvier

Le réveil sonne, il est 5 h 45.

Allez debout, c’est parti pour une grande et belle journée. Il faut dire que je suis réveillé depuis 5 heures car la sono du centre s’est mise en route avec de la musique indienne à tue-tête. Mais ça va, j’ai bien dormi.

Un brin de toilette et c’est parti pour le dortoir des enfants de l’école spéciale avec Christine et Greg. Les enfants sont juste levés et commencent par se brosser les dents. J’ai de un peu les retardataires et c’est toujours un plaisir de les voir venir vers moi avec leur brosse à dents et leur bouche grande ouverte sur leurs belles dents blanches, et attendant que je le fasse à leur place, et surtout à l’insu de leur surveillant qui les réprimande si elle les voit faire.

Ensuite c’est l’heure du tchaï, puis vient la douche. C’est le moment que je préfère et les enfants adorent aussi. Il y a ceux complètement autonomes, ceux moyennement et ceux qui ont bien besoin d’un petit coup de main. Et il y a le petit frileux avec lequel je fais très attention à le mouillez et le savonner doucement.

Puis les enfants enfilent tous des vêtements propres et une fois terminés, on s’asseoit tous pour chanter notre fameuse chanson « petit moulin » qui est d’ailleurs devenue un tube à Amar Seva Sangam.

Il est 7 h 45, retour à la guesthouse pour une petite pause avant de filer au petit déjeuner. Au menu, vermicelle avec un léger goût de cacao et le tout accompagné d’une petite sauce épicée. On aime ou on n’aime pas moi ça va, je n’ai pas de problèmes avec la nourriture, même si ça me fait transpirer sur le crâne 😆

9 h 00 – Départ du bus pour le ramassage scolaire. Ce matin, c’est un peu différent. On prend quelques enfants que nous prenons d’habitude. Je leur ai donné des surnoms car les prénoms sont très compliqués à retenir pour moi. Il y a les petits jumeaux, Dormeur qui va systématiquement s’asseoir à côté de Justine pour terminer sa nuit sur son épaule , Cailloux car à l’école il fait toujours du calcul en comptant des Cailloux, et Jean La Lune mon copain qui est toujours un peu ailleurs , mais qui est tellement attachant.

Ce matin, nous prenons donc de jeunes adultes qui viennent dans la nouvelle classe « vocationnal training class », qui a été inaugurée hier.

Retour au centre, il est 10 heures.

Nous accompagnons les enfants à leur salle de classe. Je tiens Jean la Lune par la main et ce matin comme tous les autres matins, je lui dis « allez, on y va » et à ma grande stupéfaction, il me répond « on y va » d’une façon très claire pour un enfant qui dit très peu de mots distincts et compréhensibles. J’étais vraiment content.

Ensuite petite photo de l’équipe de bénévoles au complet devant l’entrée du centre. Ça sent malheureusement la fin, 2 d’entre nous partent demain et 3 autres jeudi.

Puis nous retournons à l’école spéciale pour continuer et terminer nos petites décos pour la fête du 3 février.

12 h 30 Retour à la guesthouse pour petite pause avant d’aller déjeuner puis petite sieste.

Puis retour à l’école pour la sortie des classes et accompagner les enfants de l’école spéciale jusqu’au dortoir avec petite marche de 10 mn main dans la main. Puis les enfants se posent un peu et moi j’en profite pour aller « chez Michel » pour boire un petit demi, où ai-je la tête, un petit tchai bien sûr 😆

16 h 00 – Retour à la guesthouse et on papote entre bénévoles.

16 h 30 – C’est parti pour le home Children car c’est le moment détente pour les enfants avant la prière.

Avec Greg, on participe à un exercice de marche pour 12 enfants dans l’allée centrale du centre. 9 se déplacent avec un déambulateur et 3 sans mais avec difficultés, dont l’un d’entre eux qui a tendance à perdre l’équilibre et à tomber en arrière. Je m’occupe de lui en lui faisant faire des allers retours et en l’incitant à bien poser ses pieds parallèles. A chaque demi tour, pour lui éviter d’être trop essoufflé, nous faisons des petits exercices de respiration . Je pense qu’il a bien aimé car à la fin, à chaque demi tour, il les fait systématiquement sans avoir à lui montrer.

18 h 00 – c’est l’heure de la prière, je retourne à la guesthouse où on se retrouve avec toute l’équipe sur la terrasse pour un petit moment de détente et en profiter pour fêter l’anniversaire de Karine, au menu bananes frites plus ou moins salées et eau plate pour tout le monde 😆 c’était très cool.

Ensuite douche et dîner à 20 heures comme d’hab, puis petit tour sur la terrasse et dodo car debout 6 h 00 le lendemain.

Eh oui ! Comme je le disais au début, ce fut encore une grande et belle journée avec des images plein la tête.

Gégé

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:12
Passage à la TV sur France3, le lien.
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Bonjour, 
Voici le lien pour voir ou revoir l'émission.
Il passe via Facebook mais en cliquant sur "plus tard", ceux qui n'ont pas de compte facebook peuvent quand même le lire.
 
 
Humanitairement vôtre, 
 
Karine PIGEAU
Présidente
lesenfantspapillons@gmail.com
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 11:24
Christine

Christine

Journée du 30 janvier

 

Allez, c’est parti pour une nouvelle semaine ou presque, car nous partons déjà jeudi ! Alors lever dès 5 heures pour profiter au maximum du temps qui nous reste avec les enfants.

On a démarré par la séance de Yoga dans l’hôtel des filles. Karine, Lina et moi on s’assoit un peu en attendant que les filles arrivent petit à petit, complètement endormies et même certaines continuent un peu leur nuit le temps qu’on soit au complet. Puis notre adorable petite Manni arrive avec un moins grand sourire que d habitude, mais il faut dire que la journée commence tôt pour elles et 6 jours sur 7 car elles n’ont que le dimanche pour souffler un peu.

La séance dure à peu près une demi heure et ensuite direction la douche des filles avec Lina. On voit que progressivement elles s’habituent à notre présence. Contrairement au début, certaines d’entre elles veulent que je les essuie et acceptent que je les approche quand elles n’arrivent pas à s’habiller et qu’on leur passe le talc sur le visage, puis qu’on leur mette le maquillage de rigueur, qui est le point rouge entre les deux yeux. En tous les cas, c’est super car on peut voir que, quelque soit leur handicap, elles sont parfaitement autonomes.

Ensuite, à 6 h 20, retour à la guesthouse pour prendre un thé. Puis c’est parti avec Gégé pour aller donner la douche au dortoir de l’école spéciale qui, j’ai cru comprendre, est un espace gouvermental.

Alors là, quand on arrive, c’est la fête ! On voit qu’ils sont heureux de nous voir. Dès qu’on arrive, ils nous font notre comptine du siècle, « petit moulin » en tournant les bras pour qu’on la fasse avec eux. C’est le même rituel tous les jours, alors on explique que d’abord on se lave les dents, ensuite on boit le tchai, puis on prend la douche, on s’habille et enfin on fait petit moulin. On a l’impression qu’ils attendent ce moment avec impatience.

Pour la douche, c’est toujours la petite Gomou qui se précipite pour me prendre par la main et qui m’emmène lui donner la douche. C’est franchement un moment génial, car elle craint la chatouille et rit aux éclats quand je lui passe le savon et ça me fait aussi beaucoup rire. Certains sont plus autonomes que d’autres mais je crois vraiment qu’ils adorent tous ce moment car on les bichonne un peu ces petits et on leur donne de l’affection, et en plus ils sont demandeurs.

Une fois que tous les enfants sont habillés , ils s’assoient tous en rond et on chante notre hymne « petit moulin », même Pouma commence à connaître les paroles

Puis passage à la guesthouse avant d’aller au réfectoire prendre le petit déjeuner, et en y allant, on a fait le chemin avec des petits du «Home Children » qui allaient à leur séance de thérapie. Si je m’écoutais, je les porterais dans mes bras ces petits minots, plutôt que de les laisser s’éreinter à parcourir la distance qui les sépare de la phyto thérapie avec leurs déambulateurs. Mais non, il faut leur laisser leur autonomie dans la gestion de leur handicap. Et ils mettent le temps mais ils y arrivent. C’est ça le plus important.

Ce matin, je ne suis pas allée prendre le bus pour le ramassage des enfants à Tenkasi, ce que j’adore faire habituellement. Je suis restée pour voir une cérémonie qui a lieu tous les lundis matins a 9 h 30, qui est le traditionnel lever de drapeau avec tous les enfants de l’école normale en rangées, c’est une règle un peu militaire avec d’ailleurs un petit groupe de jeunes militaires et un tambour. Ça vaut le coup d’être vu une fois.

A 10 h 30, Lina, Justine, Greg, Gégé et moi sommes allés à l’école spéciale, pour continuer à préparer les choses pour la célébration de « l’annual day » qui est vendredi. Alors ça a été travaux manuels pour tous, avec découpage et collages pour préparer les couronnes pour les princesses. Malgré le nombre d’années sans en faire, on s’en est pas mal sortis.

Avant ca, avec Justine, on est aussi allées décorer une salle pour une inauguration prévue pour l’après midi, gonfler des ballons, coller des guirlandes. C’est une salle prévue pour l’installation d’un pôle informatique pour les enfants de l’école spéciale j’ai cru comprendre.

Ensuite, déjeuner avec un bon dessert à base de riz au lait Super !

Puis début d’après midi, moment presse avec Karine en live sur France 3 Limousin, elle s’en est super sortie comme d’habitude, et nous, nous étions derrière en mode figuration

Nous sommes ensuite allés à cette fameuse inauguration puis dans la grande salle qui était pleine, avec tous les enfants du home Children et de l’école spéciale. On s’est vraiment régalé car certains enfants de l’école spéciale étaient super bien habillés et maquillés, ils ont dansé cette fameuse danse sur laquelle ils s’exercent depuis plusieurs semaines, c’était génial et nous aussi on a eu l’occasion de la danser avec eux à plusieurs reprises.

Cette cérémonie s’est terminée à 17 h 45. On a aidé à ramener les enfants au Home Children et deux petites, Pria et Khatigat , m’ont demandé de m’asseoir entre elles pour la prière, ce que j’ai fait. Je suis vraiment sidérée de voir ces enfants réciter ces prières pendant 20 minutes avec une telle foi. Franchement c’est beau.

Puis retour à la guesthouse pour douche bien méritée avant d’aller dîner que mange t on ce soir ? Eh oui du très « spicy » (épicé) bien sûr 😆 mais j’ai fini par m’habituer .

Pour finir, je suis pressée d’être à demain pour retourner voir tous ces petits bouts.

Christine

 

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 05:31
La journée de Justine, Bénévole Inde 2017

 

Aujourd’hui c’est dimanche, grasse matinée à l’indienne, je me lève à 8h30 !

Comme à mon habitude je prends mon temps. Je ne commence pas mes journées sur les chapeaux de roues, je dois émerger hein. Je ne participe pas au petit déjeuner avec les autres, trop d’épices, trop tôt pour moi ! Mes camarades bénévoles me proposent d’aller à Ayikudi (le petit village voisin) pour une promenade matinale et en profiter pour acheter quelques fruits. Nous voilà partis à pieds, tous les cinq. Comme d’habitude, les regards se braquent vite sur nous… tant de physiques différents en une seule fois, c’est beaucoup pour un indien ! Nous faisons quelques emplettes, Lina s’attarde sur le regard du vendeur de fruits, il y en a tellement ici de beaux regards, de beaux sourires.

 

A notre retour, le ciel se dégage et laisse apparaitre le soleil. Rien de tel qu’un arrêt « Chez Michel » pour boire un Chai, on se brule la langue, on savoure en se disant : comment allons nous pouvoir retrouver ce gout si particulier une fois arrivés en France ? On se promet d’essayer !

 

On se retrouve à la « Guest House » (notre chez nous), on discute en attendant l’heure du repas. Les enfants sont très souvent au centre de nos discussions, et la difficulté certaine à prononcer certains prénoms.

 

13h, on part manger. Ce n’est pas le moment de la journée que je préfère ! Bon, comme d’habitude, mes papilles sont mises à rude épreuve mais je le vis mieux qu’en début de voyage. Au menu, riz et « poêlée de légumes » qui pique fort !

 

14h30, nous partons à l’hôtel des filles, c’est l’endroit où dorment les jeunes filles du centre. Un film doit y être diffusé. Lorsqu’on arrive, on retrouve les enfants du Home Children (enfin), les yeux rivés sur l’écran. On aperçoit des scènes d’un film à la « Bollywood », les acteurs sur jouent, chantent pendant des heures… on y comprend pas grand-chose mais les enfants eux sont à fond et poussent la chansonnette avec le sourire comme d’habitude !

On décroche vite et on se retrouve Chez Michel (encore) pour un thé.

Après s’être accordé une pause, nous sommes de retour devant l’écran à 17h30.

18h, le film est terminé, même Gégé qui a tout vu n’a pas vraiment compris ! Les enfants se dirigent vers le Home Children où ils vont désormais prier. Nous leur laissons ce temps. Nous revenons un quart d’heure plus tard leur offrir des bonbons à l’occasion de l’anniversaire de Prya, une petite fille avec le rire le plus mignon de la terre ! Nous nous éclipsons rapidement parce que l’heure des devoirs est arrivée et à nous cinq, on n’aide pas vraiment les enfants à être concentrés.

19h, retour à la Guest House, un petit moment à ne rien faire avant le repas à 20h. Vient ensuite notre moment plus ou moins tous réunis sur le toit de la maison pour papoter une dernière fois avant d’aller dormir.

Un dimanche plus tranquille pour nous que pour les enfants qui eux doivent tout de même suivrent le rythme imposé par le centre.

Quoiqu’il en soit, encore une de ces journées où l’on n’a pas l’impression d’avoir assez de temps pour partager tout ce qu’on veut bien nous offrir ici ! 

Justine

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 16:56
Lina nous raconte une de ses journées au centre.

Lina nous raconte une de ses journées au centre.

 

Ma journée du 28 janvier

 

Le réveil sonne à 4h50. C’est un peu dur ce matin : je resterais bien un peu au lit ! J’ai néanmoins envie de participer à la séance de yoga qui se déroule à 5h00 à l’Hôtel des Filles, dirigée par Mani (20 à 30 minutes).

Mani est vraiment un petit soleil à elle toute seule. Quelque soit l’heure de la journée, elle vous offre un sourire radieux et étincelant.

Moi, je suis bien sûr encore toute endormie mais suis, avec beaucoup d’intérêt, le cours.

Nous sommes une vingtaine à participer à la séance, qui est, ma foi, fort agréable et qui fait physiquement du bien.

 

Ensuite, direction « la toilette des petites filles » qui se déroule dans le même bâtiment. Je les sens ce matin fatiguées.

Elles n’ont pas envie qu’on les aide. Ces petits bouchons sont très autonomes vu leur âge et leur handicap.

Elles ont un rythme de vie soutenu toute la semaine. Il y a de quoi être fatigué. Levées à 5h00, toilette, repas, prière, école (jusqu’à 14h30), devoirs, temps de détente prière, repas vers 19h00 et enfin couchées vers 20h00.

De longues journées pour des enfants de cet âge.

Rien que le fait de se déplacer de l’école au Home Children (environ 300 mètres) demande beaucoup d’énergie pour des enfants âgés de 6 à 13 ans environ se déplaçant avec un déambulateur pour certains.

 

Je pars ensuite aider le personnel pour la toilette des enfants de la classe « gouvernementale ».

Je ne sais d’ailleurs pas vraiment ce que veut dire ce terme. Vraisemblablement, cette classe, qui accueille des enfants présentant un handicap mental, est financée partiellement par le Gouvernement Indien.

C’est la première fois que j’y participe.

Ces derniers sont adorables et très demandeurs. Par contre, mes vêtements sont trempés. Une bonne douche s’impose !!!

Arrive l’heure du petit déjeuner : riz agrémenté de sauces blanche et verte. Je n’en connais pas les ingrédients mais la saveur est agréable et chaque jour différente (et toujours épicée !).

 

Rendez-vous comme chaque matin chez « Michel » - nous l’avons baptisé ainsi – service du centre qui propose du chai (délicieux thé au lait sucré à la cardamone et au gingembre) et du café, avec les autres membres du groupe.

 

Je n’ai pas le temps aujourd’hui d’aller faire ma petite ballade matinale journalière. J’aime pourtant ce moment durant lequel je peux admirer la montagne, découvrir la faune et la flore locale.

Pas grave !!! C’est l’heure du bus. J’adore ce moment.

 

Nous sommes aujourd’hui cinq à aller chercher les enfants externes de l’école spécialisée en bus à Tenkasi (la ville voisine).

J’aime ce partage avec les enfants.

Lorsqu’ils montent dans le bus et qu’ils nous voient, ils sont contents.

Pas de chahut dans le bus mais de grands sourires et des gestes d’affection. Comme chaque matin, le petit Suhail s’endort. Il est trop mignon.

Chose incroyable aujourd’hui : lors du trajet aller en bus, nous avons vu un ELEPHANT. Un éléphant et son cornac dans les rues de Tenkasi !!!

Je ne m’attendais pas à en voir dans la région. Je pense qu’ils se trouvent normalement plus dans le Kérala.

Ce fut vraiment une vision extraordinaire pour moi, petite française.

Les quelques enfants présents à ce moment dans le bus n’ont pas vraiment réagi. Ce doit être assez familier pour eux.

 

Retour au centre : nous accompagnons les enfants jusqu’à l’école spécialisée où nous dansons. C’est un moment génial. Ils adorent danser … et nous aussi. Rendez-vous avec les enseignantes pour dessiner les fruits grandeur XXL destinés à la Fête annuelle du vendredi 3 février.

Malheureusement, je serai de retour en France et ne pourrai y participer. J’aurais aimé voir les enfants danser et se produire lors de cette fête. Mais Greg et Karine y seront : ils nous donneront des nouvelles. Gégé, Christine, Justine, Greg et moi nous appliquons à dessiner des fruits.

Tout cela dans la bonne humeur. Je découvre deux fruits locaux : « the elephant apple » (bravo Gégé pour le dessin) et le « egg fruit » .

Lessive en fin de matinée.

 

A 13h00, déjeuner à la cantine : des galettes de blé et du riz agrémenté d’une sauce à la mangue, au lait de coco et au yaourt (plus d’autres ingrédients que je n’ai pas su identifier) : délicieux !!

 

Petit break en début d’après-midi avant d’aller à 14h30 rejoindre les enseignantes de ce matin pour confectionner des diadèmes de princesses et coiffes d’enfants pour la fête.

 

Oh, j’oubliais. Ce matin, Doti, l’institutrice du cours secondaire a écrit nos prénoms en Tamoul. C’est super.

 

De 15h30 à 16h15 : petit temps de repos bien mérité.

 

A 16h30, nous rejoignons les enfants au Home Children (grande pièce qui sert de salle de classe, de dortoir, de lieu de prière et de détente) pour partager des jeux et chansons.

Moment attendu par tous les bénévoles.

Nous profitons un maximum de ce moment.

Sourires, rires et complicité sont au rendez-vous.

Aujourd’hui, Gégé dessine avec les enfants, Christine raconte des histoires, Greg, quand à lui, apprend des expressions en Tamoul que lui indiquent les enfants. Justine et moi faisons, avec les enfants, des jeux de mains et des bulles et nous chantons. Tout le monde rie.

 

Nous nous attachons chaque jour davantage à ces bambins. La fin du séjour pointe le bout de son nez et je n’ai pas envie de rentrer. Le temps passe trop vite.

 

18h00 : retour au bloc réservé aux volontaires.

Un petit moment en solitaire sur la terrasse du toit du bâtiment pour admirer la montagne. Je lis un peu en attendant le dîner vers 20h00.

Je vais me coucher de bonne heure : je suis un peu fatiguée.

 

Météo de la journée : 29 ° C – nuageux – Pluie dans la journée

 

Lina

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