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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 16:22

Demain Les enfants papillons reçoivent le prix coup de coeur René CAILLIE à Mauzé sur la Mignon!

On est très fier!!!

Pour plus d'infos :

 
VILLE-MAUZE-MIGNON.FR
 
 
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 17:14
Autres regards
Autres regards
Autres regards
Autres regards
Autres regards
Autres regards
Autres regards
Autres regards
Autres regards
Autres regards
Autres regards

Bonjour,

Dans 15 jours nous vous présenterons notre documentaire « Autres Regards » réalisé par William JUIN et moi-même.

 

Vous y découvrirez notre mission 2017 en Inde à travers les témoignages des résidents du centre dans le Tamil Nadu mais également à travers ce qu’on vécu les bénévoles qui m’ont accompagné en immersion solidaire.

 

Le documentaire est tout public.

 

On vous donne rendez-vous avec toute l’équipe pour échanger après la projection :

 

Le jeudi 29 JUIN à partir de 20h à l’Alternateur (Bar/resto/concerts)

Place Denfert Rochereau à Niort

 

Entrée pour les personnes en situation de handicap

 

Entrée libre et au profit de l’association Les enfants papillons

Voici le lien pour le teaser :

 

https://vimeo.com/210963912?ref=fb-share&1

 

A partager sans modération !!!

 

Karine PIGEAU, Présidente

lesenfantspapillons@gmail.com

 
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 07:18
Dava Lakshmi

 

Bonjour,

Voici le fauteuil roulant électrique pour Dava Lakshmi.

Une petite vidéo est à décourir sur la page facebook association Les enfants papillons.

Elle a 23 ans et est atteinte d'infirmité moteur cérébral.
Très heureuse pour elle, malgré son lourd handicap elle a toujours porté ce si beau sourire.

 😆
Merci à tous
Karine Pigeau

lesenfantspapillons@gmail.com

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 09:34
Kumar

Kumar

Bonjour à tous,
 
Dans un mois nous vous proposons la projection de notre documentaire "Autres regards" réalisé par William Juin.
 
On vous attend très nombreux le jeudi 29 juin à partir de 20h00 à l'Alternanteur (Bar/resto/concerts) à Niort.
 
Entrée libre
 
Documentaire tout public
 
Accès pour les personnes en situation de handicap.
 
Alternateur, place Denfert Rochereau à Niort.
 
Un petit teaser pour vous donner encore plus envie de venir :
https://vimeo.com/210963912?ref=fb-share&1
 
Merci de partager un maximum!
 
Humanitairement vôtre,
Karine PIGEAU
lesenfantspapillons@gmail.com
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:36
Govin, William et Mani au centre Amar Seva Sangam

Govin, William et Mani au centre Amar Seva Sangam

Bonjour, 
 
Lors de notre mission en Inde en Janvier/février 2017 nous avons réalisé un film/documentaire de 52mns dont voici le teaser.
 
Le documentaire présente notre mission à travers le témoignage des bénévoles qui nous ont accompagnés et les résidents en situation de handicap du centre dans lequel nous intervenons.
 
Notre documentaire a été réalisé par un professionnel, William JUIN. 
La qualité du teaser est la même que pour le documentaire. 
Le teaser est accessible via son compte Vimeo.
 

Voici le lien pour le découvrir : 

 
 
Nous aimerions pouvoir présenter notre documentaire dans différents lieux publics mais également dans les écoles, les collèges et les lycées afin d'échanger sur la différence qu'elle soit culturelle et/ou physique.
 
Alors si vous avez des contacts et suggestions, vous pouvez nous contacter : 
lesenfantspapillons@gmail.com
 
Notre prochaine projection est prévue le 29 juin au Bar/resto Concert l'Alternateur à Niort.
 
Très bonne journée 
 
 
Karine PIGEAU
Présidente de l'association Les enfants papillons
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 08:30
Justine, son immersion solidaire retour sur son expérience Inde 2017

 

Avant mon départ, je n'osais pas trop me projeter. Je

savais que j'allais découvrir un pays de milles

couleurs, une culture à l'opposé de la mienne mais je

n'avais aucunes idées réelle de ce que j'allais vivre et

je crois que je ne voulais pas vraiment savoir. Tout ce

que je souhaitais c’était partir, découvrir le centre et

me faire ma propre idée des choses. Je pensais aussi

un peu égoïstement que ce voyage qui avait pour but

de venir en aide aux autres m'aiderait moi aussi à

répondre à des questions personnelles et

professionnelles.

Nous y voilà, depuis 4 mois je compte les jours, je

compte vraiment ! Après un long voyage, je sors de

l’aéroport et la, la chaleur, le monde, mon visage qui

se fige. C'est le premier souvenir que j'ai de mon

arrivée en Inde. Nous partons tous ensemble pour

l’hôtel et le silence s’installe très vite dans le taxi,

nous prenons tout de plein fouet ! Il est difficile de

décrire cette ambiance, ce bruit, ce mouvement

perpétuel qui va être l'essence de notre voyage. Et

puis ces images dur et chaleureuse à la fois,

BOMBAY, nous sommes à BOMBAY ! Je me souviens

avoir été secouée. Aucune partie du décor que

j'entrevois ne me parait apaisant, tout est

bouillonnant, colorés, vif, énergique. Mais nous

n'avions pas le temps de se poser la moindre

questions pour l'instant, nous rencontrons l'équipe

tout droit venue du centre Amar Seva Sangam avec

qui nous allons courir le lendemain. Deepak et les

autres nous racontent brièvement leur parcours (tous

des jeunes adultes handicapés physique), ils nous

accueillent, nous encouragent, ce sont les premiers

vrais sourires, le premier moment de partage de notre

voyage ! Et puis nous y sommes, le marathon de

Bombay ! Les rues sont noires de monde, on suit le

mouvement, physiquement nous sommes épuisés

mais nous n'avions pas asser d'yeux pour tout voir,

tout percevoir tellement l'événement était intense et

coloré. Nous faisons notre maximum pour représenter

le centre que nous ne connaissons d'ailleurs pas

encore !

Notre périple continu, nous partons pour CHENNAI,

nous découvrons la ville, le temple. Je commence à

réaliser que les gens me regardent, beaucoup. Je suis

très blanche, blonde, à l'opposé des femmes d'ici. Les

gens nous demandent s'il peuvent prendre des photos

avec nous, comme ci prendre un selfie avec des

blancs était une chose rare.

Et cette nourriture que j'avais largement sous estimée,

tellement épicée que je n'ai pas plaisir à manger et ça,

ça joue sur le moral hein !

Et puis c'est le départ pour TENKASI, en train, de

nuit ! Dépaysement total ! Ce moment du voyage fut

un déclic pour moi puisque c'est à cet instant que j'ai

compris que ça devenait difficile, que je perdais mes

repères et qu'il fallait que je puise autour de moi pour

dépasser ça. Et autour de moi, il y avait le groupe, les

autres bénévoles !

Nous arrivons au centre, Amar Seva Sangam ! La

campagne du TAMIL NADU, le calme ! Karine est

comme chez elle ici, nous sommes donc accueilli

avec une générosité immense. L'organisation de ce

centre, les équipes éducatives et soignantes, tout ça

impose un profond respect. Je me demande comment

je vais pouvoir trouver ma place au milieu de ce

fonctionnement si unique ? Une école spéciale (qui

accueille les enfants handicapés), les ateliers, l'école

normale, le Home Children (cet endroit ou se dirigent

les enfants après l'école pour faire leur devoirs),

l’Hôtel des filles puis celui des garçons, il y a de quoi

être perdue. Et c'est ce qui m'est arrivée, j'ai pris plus

de temps que les autres. Pour découvrir les enfants,

les adultes, leur mode d'échange, la façon dont mes

codes à moi pourraient être transposés ici, alors

j'observe. J'ai eu besoin d'être plus en retrait mais

sans pour autant laisser passer ma chance de puiser

de chacune de mes rencontres.

Nous avons vite pris nos habitudes au centre, l'arrivée

des enfants le matin, le trajet en bus pour aller

chercher les autres, les répétitions de danse à l'école

spéciale, le moment de détente en fin de journée au

Home Children, tout ces moments nous aident à

comprendre cette culture, ces codes si différents des

notre. On se lève le matin en sachant à chaque fois

qu'une belle journée nous attends et ça, c'est toute la

richesse de l'Inde.

Nous ne perdions pas pour autant de vu notre objectif,

les fonds récoltés par l'association ont permis

d'améliorer par petites touches le quotidien de

certains résidents du centre. Par le biais d'achat de

matériel médical ou de fourniture en tout genre. Aussi

difficile soit l'intégration pour moi, cela m'a aidé à me

rappeler pourquoi j'étais là et pourquoi cette mission

m'avait tant intéressée.

Je savais que le départ approchait mais c'est

réellement quand ce moment est arrivé que je me suis

rendu compte que j'avais développé des relations

particulières avec certains enfants ou avec certains

membres des équipes. Je me souviens de mon

dernier jour au centre, des émotions en cascade, une

journée teintée de « dernière fois ». Le dernier trajet

en bus avec le petit Suhail qui s'endort sur mon

épaule, la dernière discussion en langue des signes

avec Arrul Mary, cette jeune fille qui s'occupe des

enfants au quotidien et puis surtout ces derniers

moments à airé dans le centre à la rencontre d'un

sourire, à répondre pour la énième fois à la grande

question qui taraude tout le monde à Amar Seva

Sangam : « Saptach ? » ( en français, est-ce que tu

as mangé?)

A ce moment, je réalise que je n'ai aucune envie de

partir, vraiment aucune. Et que donc je suis intégrée,

au sein de cette culture qui m'a chamboulée,

perturbée, modifiée... je me suis rendu compte que

j'avais eu besoin d'être bousculée pour profiter

pleinement de ce pays et d'y être heureuse !

Le retour en France a donc été difficile, fatiguant,

comme ci d'un coup tout ce qui m'entourait était fade.

Les premiers jours, je me demandais sans cesse

quelle heure il était en Inde, que pouvaient-ils bien

faire en ce moment au centre ? Et puis finalement, le

quotidien reprend le dessus, notre routine s'installe à

nouveau mais je me replonge encore régulièrement

dans mes photos, dans l'espoir de sentir à nouveau

ces émotions en montagnes russes qui m'ont

traversées pendant ce voyage. Mais tout ça était trop

unique, j'ai besoin d'y retourner !

Je suis parfaitement consciente de la chance que j'ai

eu de pouvoir vivre cette expérience, je ne remercierai

jamais assez Karine d'avoir eu la générosité de bien

vouloir partager tout ça avec nous.

Si j'avais un conseil à donner aux prochains

bénévoles, je leur dirais de bien ouvrir les yeux. L'Inde

est belle, colorée, vive et souriante. Pour bien

percevoir tout ça, il faut être prêt !

Désormais, j'ai hâte de revoir mes amis bénévoles. Je

n'arrive pas vraiment à parler de ce périple, je ne sais

pas par ou commencer. Je sais qu'ils peuvent me

comprendre. Sans eux, l'expérience n'aurait pas été la

même. C'est ça la clé, les autres !

Justine

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 12:08
De retour en France, témoignage de Gégé sur son immersion solidaire en Inde

Petit retour sur ces 3 semaines passées au centre Amar Seva Sangam.

On peut aller en Inde pour plein de raisons : pour découvrir une nouvelle culture, une nouvelle cuisine, une nouvelle façon de vivre ou autres.

En ce qui me concerne, c’est un peu de tout ça. Mais je voulais surtout passer du temps à faire quelque chose de concret et les Enfants Papillons m’en ont donné la possibilité au-delà toutes mes espérances.

En arrivant à Mumbai, j’ai été frappé par plusieurs choses : le bruit assourdissant, les odeurs bonnes ou mauvaises, et la foule (les indiens sont vraiment très nombreux J)

Là je me suis dit que j’étais vraiment ailleurs.

Après ces deux jours passés à Mumbai, j’ai découvert le centre où nous allions donc passer trois semaines. Ces 3 semaines, je les abordais avec quelques inquiétudes. Comment j’allais trouver ma place, comme j’allais être perçu par les enfants et les gens du centre. Qu’est-ce que j’allais pouvoir leur apporter. Plein de choses m’interpellaient, me désorientaient et même me choquaient parfois. J’étais surpris de voir l’organisation générale du centre, malgré les énormes difficultés quotidiennes : l’hygiène en est une avec des toilettes non adaptées au handicap, les déplacements longs pour des enfants en déambulateur, ou à mobilité réduite, des journées très longues, (en effet, les enfants se lèvent dès 5 Heures le matin) et bien d’autres.

Et puis tout doucement, tout s’est mis en place. Le contact avec les enfants s’est établi tranquillement, pas par de grands discours, mon tamoul étant limité, mais par des regards, des gestes, des jeux, des dessins ou même des petites chansons.

Le contact avec le personnel aussi en échangeant un petit peu en anglais, quelques mots en tamoul, et beaucoup d’échanges avec les mains, les gestes et les sourires, et en participant à leur travail avec les enfants.

Je ne sais pas si les enfants attendaient quelque chose de nous, mais tous les jours au milieu d’eux et du personnel, les voir jouer, rire, apprendre, prier, et pour beaucoup faire tant d’efforts ne serait-ce que pour se déplacer, j’en prenais plein la tête.

Au début, j’avais toujours cette question dans le coin de ma tête « que vont-ils devenir lorsqu’ils seront adultes », mais j’ai très vite balayé cette idée, en me disant que si je devais faire quelque chose pour eux, c’était maintenant.

Je garde une pensée particulière pour le home children et l’école spéciale. Ces enfants je les vois tous les jours dans mes pensées, ils m’ont marqué à jamais. Je vois leur visage, leur sourire, leur regard plein de malices. Je vois aussi le visage de Pooma, cette jeune fille de 18 ans qui s’occupe d’eux à plein temps, ainsi que son assistante toujours bienveillante. Ces enfants dorment, mangent, vont à l’école, jouent ensemble, s’entraident, ils forment une vraie famille.

J’ai ressenti mon départ comme un abandon. J’aurais pu faire plus ou différemment, mais en réfléchissant, je me dis que ce n’est qu’un début.

En tous cas, un grand bravo à Karine pour ses actions avec les Enfants Papillons, qui ont toute leur place là-bas, car pour les enfants et les personnes du centre, il suffit de les voir avec toi pour comprendre que tu fais partie de leur famille.

Personnellement, merci Karine de m’avoir accepté dans cette mission. J’ai rencontré de très belles personnes que ce soit au centre ou dans l’équipe de bénévoles. Ces trois semaines sont passées trop vite, je rentre en France un peu démuni, avec un peu de mal à revenir dans la réalité, mais tellement plus riche et avec la certitude d’y retourner bientôt.

Gégé

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:22
Assemblée générale
Bonjour, 
 
Voici venir l'heure de la traditionnelle AG!!!
Au vu d'un planning associatif un peu chargé qui redémarre ou continue sur les chapeaux de roues et de mon planning professionnel je ne peux pas vous proposer plusieurs dates et ne peux pas non plus vous donner cette date dans les délais légaux...
 
Je m'en excuse par avance et vous propose donc une AG le mercredi 5 avril à 18h00 au siège de l'association : 9 rue Perrière à NIORT.
 
A cette occasion nous ferons le bilan financier, nous vous présenterons les projets pour 2018 et la nouvelle mission pour le Maroc et ferons un bilan des actions menées en Inde en 2017.
 
Pour assister à l'AG il faut être adhérent ou le devenir à cette occasion.
 
Si vous n'êtes pas disponible mais que vous voulez adhérer pour 2017, vous pouvez envoyer votre chèque à l'Association Les enfants papillons
9 rue Perrière, 79000 NIORT.
 
L'adhésion est de 20 euros par an et par personne. 
Pour des sommes plus importantes l'association peut vous donner un reçu fiscal vous permettant de bénéficier d'un crédit d'impôt. Il vous suffit de nous le préciser et de nous donner votre adresse mail.
 
Le blog est très régulièrement mis à jour, je vous invite à le consulter et SURTOUT à vous y abonner afin d'être informé quand un nouvel article est publié et plus il y a d'abonné plus le blog est mis en avant.
 
Merci de me dire si vous serez présent lors de cette AG dés que possible.
 
Je vous souhaite une très belle journée, 
 
Humanitairement vôtre,
 
Karine PIGEAU
Présidente Les enfants papillons
lesenfantspapillons@gmail.com
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 12:26
De retour en France, témoignage de Lina sur son immersion solidaire avec Les Enfants papillons en Inde

 

Me voici maintenant physiquement de retour en France depuis plus de trois semaines.

Physiquement, car mes pensées s'envolent souvent vers le Centre Amar Seva Sangam. Que font les enfants

en ce moment ? C'est maintenant l'heure du repas et bientôt l'heure du bus ...

 

Il me faudra certainement un peu de temps pour reprendre à plein temps ma vie et mes préoccupations

d'européenne. Quelque chose a changé en moi (bien que je ne puisse pour le moment vraiment l'identifier) et

c'est certainement ce que je recherchais.

 

L'arrivée à Mumbai a été violente : la misère, le bruit incessant, une circulation incroyable, une multitude

de déchets, la pollution.

 

J'ai été surprise par les déchets qui jonchaient les rues et les courts d'eau. Mais après réflexion, je pense que la

protection de l'environnement est une préoccupation de "riche". Qui suis-je pour juger ?

 

Perception totalement différente à l'arrivée au centre : une sensation de quiétude par rapport à Mumbai. C'est tout

d'abord l'étonnement qui m'assaille : la taille du centre m'étonne. Je l'imaginais beaucoup plus petit.

 

Un monde à part au fin fond de l'Inde. Fragile cocon où des enfants et des adultes handicapés sont accueillis,

soignés, éduqués et pour certains, apprennent un métier.

 

Et avoir accès à l'éducation, apprendre un métier en Inde implique, pour une personne handicapée (quand cela

est physiquement possible bien sûr) de pouvoir nourrir sa famille, de pouvoir se marier. D'accéder à une vie sociale.

De vivre tout simplement.

 

Comment imaginer, nous qui bénéficions d'un système de santé, que seules la générosité et l'implication de certains

permettent la prise en charge de dizaines de personnes handicapées physique ou moteur, les deux parfois.

 

Je salue Karine et l'Association d'avoir permis, cette fois encore, à des hommes et à des femmes d'accéder à

une vie meilleure.

 

J'ai en tête l'exemple de ce jeune adulte, handicapé à vie, à qui le centre a permis d'apprendre la couture et pour

lequel l'Association à financer l'achat d'une machine à coudre. Cet homme pourra à court terme quitter le centre,

retourner auprès des siens, faire vivre sa famille de son travail.

 

Les enfants sont accueillis gratuitement au centre (mais les places sont limitées) jusqu'à leur majorité. Mais que

deviendront-ils ensuite ? Beaucoup de familles n'ont pas les moyens financiers de payer le coût de l'hébergement

au centre et une personne handicapée a besoin de soin et matériel adapté.

 

Je pense souvent à cette petite fille d'environ 12 ans, paraplégique qui, après la toilette du matin, allait vider son

seau d'eau, seule, tant bien que mal, le poussant tout en rampant. Je la croisais tous les matins. Elle m'a toujours

accueillie avec un grand sourire. Que deviendra-t-elle dans quelques années ?

 

De même que tous ces enfants, se déplaçant en déambulateur, parcourant les 300 mètres qui séparent la cantine

de la salle de classe. Combien de fois ai-je eu envie de les prendre dans mes bras et de les porter pour adoucir ce

parcours si anodin pour moi mais oh combien difficile pour eux !

 

Quelle leçon de vie donnée par ces enfants, par ces adultes qui parfois, pour certains, ont tout perdu l'espace d'un

instant.

 

Je pense à cet homme gentil et toujours souriant, ingénieur autrefois. Un stupide accident et tout bascule. Plus de

mobilité, plus de travail et pas de famille. Il peut aujourd'hui rester au centre grâce à quelques amis qui financent

son hébergement et au travail qu'il accomplit.

 

Jamais je n'ai entendu de plainte, que ce soit de la part d'un enfant ou d'un adulte. Pourtant, bien que le centre soit

une chance, la vie n'y est pas simple tous les jours. Les personnes en fauteuil roulant souffrent d'escarres, certaines

pathologies évoluent avec le temps, faute de soins appropriés.

 

Je salue l'initiative récente du centre qui tente de mettre en place un réseau de kinésithérapeutes qui se déplacent

dans les villages pour recenser et aider les personnes handicapées au sein de leur famille. C'est un travail de titan

qui ne pourra fonctionner que grâce à la générosité de chacun.

 

J'ai été touchée par le sourire sincère de ces gens, par leur attention à notre égard. J'ai aimé leur humilité, leur

gentillesse sans contre-partie.

 

J'aurais aimé pouvoir communiquer davantage. Certaines personnes parlaient anglais mais un anglais "indien"

que j'avais beaucoup de mal à comprendre. Je me sens quelque peu frustrée de n'avoir pas su dialoguer davantage

avec les adultes J'aurais aimé mieux les connaître.

 

Merci Karine de m'avoir permis de vivre cette expérience humaine si riche. J'honore tes certitudes et ton implication.

 

Ma contribution sur place a été bien minime. J'aurais aimé offrir davantage. J'ai beaucoup reçu et si peu donné.

 

Tu as su nous guider tout en nous laissant libre de nos choix.

 

Varen

 

Lina

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 08:20
De retour en France, témoignage de Greg sur son immersion solidaire en Inde

Je souhaitais partir en mission humanitaire depuis plusieurs années afin de donner de mon temps pour aider des personnes avec mes moyens disponibles et possibles et aussi pour vivre une aventure humaine extraordinaire. J'avais regardé un bon nombre de vidéos de l'Inde et j'avais visionné celle du centre, donc j'avais déjà une petite idée des lieus. Après, je ne pouvais pas imaginer une telle atmosphère en ville (le nombre de personnes, la vie aussi vivante, les coutumes, les vêtements, le bruit des klaxons etc...).

Au centre, ma première impression a été la gentillesse des gens et leur sourire. Ce sont des moments magiques. On a directement été dans le bain avec la cérémonie lors de notre arrivée et c'était très agréable car il y avait beaucoup d'enfants et aussi beaucoup d'adultes qui étaient heureux de nous accueillir et de partager avec nous ces premiers moments.

 

La vie au centre pendant ces 5 semaines a été extraordinaire grâce aux enfants qui donnent le plein d'énergie pour la journée et qui étaient tous absolument "géniaux" et aussi grâce à tous les adultes présent sur le site comme Deepak qui a été d'un accueil et d'une gentillesse incroyable, le personnel de cantine (Mamy est fantastique), l'intendance au Guesthouse et tous les autres bien sur....Les voir "tous" tous les jours étaient "top" pour moi.

 

Après 5 semaines, j'ai du partir et dire au revoir à tout le monde et ce fut un moment pour moi difficile. J'ai fait le tour du centre et après autant de temps avec eux, j'étais vraiment triste car les enfants et les adultes là-bas m'ont tellement donnés et apportés.

 

Mon retour en France s'est mieux passé que je ne l'imaginais car j'ai de suite repris mes activités et beaucoup de gens étaient proches de moi. J'avais quand même l'impression d'être encore en Inde une semaine après et ce voyage a aussi été épuisant émotionnellement et physiquement donc j'étais quand même un peu fatigué.

Aujourd'hui, j'ai repris mes repères, je me suis reposé entre 2 cours d'Aïkido et j'ai de l'énergie grâce au voyage pendant surement plusieurs mois.

 

Niveau changement, j'ai l'impression d'être plus zen et je prends les choses très simplement et j' essaie d'être positif et garder les ondes positives du voyage le plus longtemps possible. Ce séjour m'a aussi fait prendre conscience des métiers possibles que je voulaient exercer dans ma vie.

 

Enfin, ce voyage m'a permis aussi de rencontrer des personnes très sympas comme Dig, Victor, les canadiennes et la team avec qui j'ai eu des moments fantastiques et bien sur, ce voyage m'a permis de découvrir l'Inde, sa langue dans le sud (le Tamil), ses habitants, sa culture, ses paysages, sa nourriture...

 

Vive le Amar Seva Sangam Center...!!!

Greg

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