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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 05:46
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.
L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.

L'équipe d'ergothérapeutes canadiennes. Démonstration des différents exercices que la maman devra faire 3 fois par jour avec son petit garçon de 6 ans. Elle sera suivie par une thérapeute Indienne formée, elle aussi par l'équipe.

Voici un des centres de physio dans lequel le matériel est inexistant. 15 enfants y viennent tous les jours.
Voici un des centres de physio dans lequel le matériel est inexistant. 15 enfants y viennent tous les jours.

Voici un des centres de physio dans lequel le matériel est inexistant. 15 enfants y viennent tous les jours.

Sodalaï

Sodalaï

Journée de formation pour les jeunes en situation de handicap mental
Journée de formation pour les jeunes en situation de handicap mental
Journée de formation pour les jeunes en situation de handicap mental

Journée de formation pour les jeunes en situation de handicap mental

Bagya Lakshmi

Bagya Lakshmi

J’arrive au terme de ma mission.

Comme d’habitude nous n’avons pas déterminé avant de partir les objectifs car le travail se fait essentiellement sur place.

 

En ce qui concerne les projets 2017 :

 

Dans son petit hôpital, le centre accueille et prend en charge des patients masculins tétraplégiques et paraplégiques.

Les patients sont souvent jeunes et les circonstances de leur état sont malheureusement trop fréquentes : chute d’une noix de coco sur la tête, accidents de la circulation, chute depuis un toit, un arbre ou encore un train…

De nouveaux patients arrivent régulièrement et leur état est parfois accablant. Comme ils n’ont pas été pris en charge rapidement après leur accident, certains ont, entre autre des escarres qui les font horriblement souffrir.

 

Nous financerons l’achat de 4 matelas et 10 coussins anti-escarres.

 

Pour leur permettre de prendre une douche dans de bonnes conditions, nous achèterons 4 fauteuils suffisamment rembourrés afin de diminuer leurs douleurs lors de la toilette.

 

Le centre s’est doté d’un système de filtration d’eau. Malheureusement la quantité d’eau filtrée disponible dans le petit hopital n’est pas suffisante pour tous les patients. Elle les oblige à se déplacer régulièrement pour boire de l’eau filtrée. Nous financerons l’installation d’un second filtre.

 

Sodalaï était maçon. Il est tombé d’un immeuble en construction et il est maintenant paraplégique. Il a 32 ans, il a une petite fille. Sa femme est à Delhi elle y a trouvé du travail.

Il est au centre depuis quelques mois et en même temps qu’il reçoit des soins il a appris la couture !!!

Je ne sais pas comment il trouve cette force. Il est très pauvre et ne pourra pas s’acheter de machine à coudre.

Afin qu’il puisse vivre grâce à un nouveau travail, nous allons financer l’achat d’une machine à coudre. Il dit que dans son village il sera le seul couturier !

 

Au centre ils fabriquent une bonne partie du matériel orthopédique. Mais ils leur manquent un four pour le moulage des attelles et des prothèses. Ils sont obligés de le faire faire, ce qui engendre un coût important de frais de transport et une perte de temps. Nous allons donc financer l’achat du four qui profitera à tous ceux qui en ont besoin, c'est-à-dire pratiquement tout le monde.

 

 

Un scoot équipé pour Valivel.

Il a eu la polio. Il vit de petit boulot, il répare les vélos, les triporteurs, il vend des fleurs que les femmes portent dans leurs cheveux et également des sucreries à la sortie des écoles.

Il se déplace avec son triporteur qu’il a déjà dû réparer cent fois, qui est rouillé et qui du coup le limite dans ses déplacements.

Quand nous l’avons rencontré un ami lui avait prêté un triporteur car le sien est cassé.

Valivel fait parti des bénéficiaires du nouveau programme mis en place par le centre, les « field workers ».

Il consiste à former des physio et ergo indiens qui vont se déplacer dans les villages, recenser et prodiguer des soins à la population atteinte par un handicap et qui ne peut pas se déplacer jusqu’au centre.

En complément d’information sur ce sujet vous pouvez également lire ou relire l’article « une de mes journées Karine Pigeau »

Les bénéficiaires pourront ensuite recevoir des soins et du matériel.

Valivel a 37 ans. Il vit avec sa mère et sa sœur. Ils n’ont rien ou presque, ils mangent mais c’est parfois difficile de trouver l’argent pour vivre dignement. Avec un scooter il pourra élargir son périmètre de travail et perdra moins de temps et d’énergie lors de ses déplacements !

Nous l’avons rencontré et nous avons pu filmer sa maison, sa famille et son triporteur en panne…il sera évidemment présenté dans notre nouveau documentaire et nous financerons l’achat de son scooter équipé.

 

Ordinateur et caméra

Les jeunes adultes (plus de 16 ans) en situation d’handicap mental vont eux aussi bénéficier d’un nouveau programme. Ils sont actuellement en formation. Ils apprennent à reconnaitre les mots.

Sur un tableau plusieurs mots sont écrits. Un des élèves de la classe qui sera, pour la journée le formateur, présente sur une petite ardoise un des mots écrits au tableau et ses camarades doivent dire si oui ou non il fait parti de la liste.

Des exercices similaires ont été également pratiqués avec les lettres de l’alphabet et les chiffres.

Ensuite, et ce pendant 6 mois ils seront formés à l’utilisation d’un ordinateur et de différents logiciels. Ceci dans le but de leur apprendre à remplir des documents tel que des factures, des bons de commande…

Une fois « la technique » maitrisée, ils pourront travailler dans des sociétés et aider leur famille financièrement.

Nous financerons l’achat d’un ordinateur et d’une caméra car le professeur spécialisé se trouve à Bangalore.

Ici il y a plein de petits boulots et chacun doit, comme il le peut, aider sa famille.

 

Un fauteuil roulant électrique pour T. Dhara Bagya Lakshmi.

Elle a 23 ans, elle est infirme moteur cérébral.

Tous les matins elle assiste et participe comme elle peut aux cours de yoga. Elle a toujours le sourire et pourtant la première fois que je l’ai vu je me suis vraiment demandé comment elle faisait…Elle se déplace tant bien que mal à quatre pattes, mais une de ses mains est atrophiée…

Une malformation de ses 2 jambes l’oblige à les garder pliées.

Elle reçoit des soins au centre et elle apprend à taper à la machine et le crochet, tout ça avec sa main valide !

Pas besoin de plus de détails, nous financerons l’achat du fauteuil.

 

Une machine à coudre pour Govin. Nous nous sommes rencontré en 2009. Govin est amputé des 2 jambes. Il est arrivé au centre en 2006, soit 3 ans après son accident. Il était tellement désespéré qu’il a tenté de se suicider, pour lui il n’y avait pas d’issu. Ses parents sont fermiers et déjà très fatigués.

Nous avons financé la construction d’une salle de bain à son domicile afin qu’il n’ait plus à traverser sa cour pour aller aux toilettes. Nous avons également quelques années plus tard acheté un scooter équipé afin de lui permettre de quitter le centre tous les soirs et rentrer chez lui. Il va pouvoir se marier, mais avant il doit s’occuper de sa petite sœur et financer son mariage. C’est lui qui soutient toute sa famille.

Il travaille dur et met de coté chaque roupie. Le mariage de sa sœur est prévu cette année.

Il m’a demandé de financer l’achat d’une machine à coudre professionnelle afin qu’il puisse s’installer à son compte et ouvrir son atelier de confection dans lequel il emploierait des personnes en situation de handicap. Ça va prendre quelques années mais l’atelier de confection va permettre l’intégration et surtout l’indépendance et l’autonomie de personnes en situation de handicap.

Beau challenge et affaire à suivre…

Achat d’une machine à coudre professionnelle.

 

Pour finir, nous financerons également l’achat d’équipement pour les enfants d’un des centres qui sont dispersés dans un périmètre de 40 kms autour du centre.

Ce dispositif fait également parti du programme des « field workers ».

12 petits centres de soins de kiné, d’ortho, d’ergo…sont en projet.

Seulement 3 sont ouverts mais ils manquent de matériel et d’équipements de stimulations tels que ballons sensoriels, puzzles, figurines, animaux et fruits en plastiques, tableaux, objets sonores, matériels de soutien, planches d’inclinaison, ballons, tableaux de calcul…

Nous financerons également ce matériel pour un des centre, celui de Sengotaï.

 

Je crois pouvoir dire que nous travaillons maintenant sur du long terme. Les besoins essentiels sont en partie prodigués par le centre.

Le matériel destiné aux enfants est adapté, les déambulateurs ressemblent à des déambulateurs, ils sont légers et à la bonne taille.

L’allée principale est totalement praticable et les petits chemins également, les déplacements sont donc facilités.

Côté hygiène il reste quelques ajustements concernant le partage des peignes et le lavage des mains.

Il reste une grosse partie, les toilettes qu’utilisent les enfants du « home children ». Elles sont inadaptées, mais là il faudrait plusieurs milliers d’euros !

J’en ai parlé au directeur en insistant bien sur le côté insalubre et inapproprié et que ce devrait être le prochain projet à financer, ça devient urgent !

A suivre également…

 

Voilà, je quitte le centre demain soir et même si je sais que j’y reviendrai j’ai toujours beaucoup de mal à partir.

En conclusion, j’ajouterai que les enfants apprécient beaucoup la visite des bénévoles. Ils sont vraiment demandeurs.

Cet échange culturel est un plus et leur permet de comprendre qu’il se passe autre chose ailleurs loin de chez eux.

Sans compter que pour les bénévoles l’aventure humaine reste inoubliable !

Au risque de me répéter l’échange culturel est une richesse et les différences quelles qu’elles soient nous ouvrent l’esprit et nous font évoluer.

 

Cette 5ème mission a été toute particulière pour moi. J’ai pu masser et apporter autre chose. J’ai partagé des moments douloureux, intimes et forts.

Ce voyage a été particulièrement intense, j’ai beaucoup donné mais comme d’habitude voire même encore plus, j’ai énormément reçu !

 

Humanitairement vôtre,

Karine PIGEAU

Présidente de l’association Les enfants papillons

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Published by lesenfantspapillons-karinepigeau.over-blog.com
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commentaires

pinklotusinindia 01/03/2017 22:39

Chapeau bas pour ce que vous faites c'est un énorme travail ,je suis aussi admirative ,j'aimerais un jour pouvoir être bénévole avec vous,j'ai peut être une machine à coudre à donner ,on en parle en privé quand vous aurez un peu de temps?

Roselyne 01/03/2017 09:46

Je suis très admirative de ton énergie et je te remercie de faire partager ainsi.
Très heureuse de retrouver "les enfants papillons" au festival ABM à Magné.